PAS UN
On fait un plan total, puis une bourse ordinaire ou une bourse à deux aiguillées selon le procédé de Martel, un épiplooplastie libre recouvre la suture.”
Pendant ce temps, l'aide en second récline le foie et la lèvre pariétale droite.
2. + LIGATURE DUODÉNALE. C'est le procédé de choix prôné par notre maître le Docteur LAMARE, et parfois suivi par le Docteur LARGET.
On se sert de gros fil de lin nr 8.
On place deux ligatures superposées exactement, la 2° dans le sillon de la première.
Le serrage doit se faire progressivement, les deux pouces dos à dos, sans à-coups, la traction étant égale sur les deux chefs. |
Cette ligature est toujours pratiquée par l’opéra- ‘teur. Elle est repérée par une pince et confiée à l'aide. | |
Un champ souple est placé en amont du pylore afin d'éviter la sortie des liquides contenus dans l'estomac.
L'opérateur tient verticalement l'estomac de sa main gauche. \
La section est réalisée au thermo-cautère.
Un centimètre au-dessus de la ligature. Quelques petites précautions doivent être prises pour ne pas souiller les champs opératoires.
Le duodénum est bordé de compresses imbibées de bouillon-vaccin destinées à absorber les liquides.
La pointe du thermo doit être courte et large, elle est enfoncée résolument à travers le duodénum, elle
y restera quelques instants afin d'éviter une fuite trop importante de liquides duodénaux, ensuite on agrandit progressivement l'orifice en faisant tout le tour du duodénum.
La section terminée, il subsiste un acte important : le thermocautère doit détruire toute la muqueuse au milieu des cryptes formées par les fronces de la ligature, en insistant au centre.
Le fil de ligature repéré est alors sectionné et le
moignon duodénal noirci est abandonné.
Il. - En cas d'ulcèra duodénal.
L'opération menée de gauche à droite facilite grandement le temps d’exérèse duodénale, surtout s’il s’agit d’un ulcère postérieur adhérant au pancréas.
Après la section gastrique, la traction verticale sur l’estomac découvre l'arrière cavité, permet de libérer les adhérences mésocoliques et d'avancer jusqu’au voisinage de la lésion que l’on aborde directement.
Souvent il suffit d’un clivage à la compresse pour libérer le duodénum mobile des adhérences pathologiques qu'’il,a contractées avec le pancréas.
Si l’ulcère est jugé difficilement extirpable, sa dissection est réalisée au bistouri électrique qui section au besoin un peu de tissu pancratique.
Des ulcères particulièrement adhérents ont parfois conduit l'opérateur à tailler en plein tissu ulcéreux, le fond de la lésion restant fixé au pancréas.
DPnde. à AR
La ligature de l'artère gastro-duodénale est parfois nécessaire.
L’estomac servant toujours de tracteur, il est aisé de pratiquer la fermeture duodénale.
La ligature duodénale présente un grand intérêt iersque la duodénectomie atteint la portion fixe du duodénum, non péritonisée par en arrière. Là, la suture ne permet pas de réaliser un plan séro-séreux. Le moignon lié et thermocautérisé ne provoque aucune réaction de la part des tissus péri-duodénaux.