‹ La Place de la Résection Modélante du Rebord Cotyloïdien dans le Traitement de l'Arthrite sèche de la hancheChapitre 23 sur 47 · ER · texte numérisé non relu

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En réalité, le cas déclaré médiocre (Observation N° VII) n'est peut-être pas aussi mauvais qu'il paraît ; nous l'avons classé, en effet, dans cette catégorie, car, lorsque le malade a été examiné pour la dernière fois, soit déjà 2 ans et demi après l'intervention, l’état de son articulation montrait une hanche encore sensible et une mobilité encore limitée. Il nous faut, cependant, tenir compte de la remarque que porte l'observation : la bonne conservation des muscles permet de penser que la marche sera susceptible de s'améliorer. Il est donc difficile de porter ce cas au passif réel de l’acétabuloplastie.

Nous devons, également, examiner avec plus de détail les quatre cas de la catégorie dite doufeuse ou inconnue. Parmi ceux-ci, l’Observation N° X et l'Observation N° XIV concernent des opérés dont le résultat, lors de leur dernier examen, c'est-à-dire respectivement 9 mois et 3 mois après l'intervention, se révélait un résultat excellent mobilité et indolence. La convocation que nous leur avons envoyée, afin de connaître leur état actuel, n’a pu les toucher. Nous est-il permis de conclure que ces résultats se sont maintenus, ou

‘ au contraire, sont actuellement mauvais ? Nous

ne l’avons pas cru et nous avons mis ces observations dans le cadre « douteux ».

De même, le cas de l’Observation N° XV doit

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être considéré comme résultat inconnu, puisque le malade n’a jamais été revu depuis sa sortie de l'hôpital. Ha j

Quant à l’Observation N° XII des cas douteux, il s’agit d’une opérée récente (quelques semaines) dont la lésion était bilatérale : le côté le plus. anciennement opéré (un an) a donné un résultat excellent ; Les résultats post-opératoires immédiats du côté récemment reséqué, laissent prévoir -un résultat également parfait de ce côté ; mais soucieux de ne pas apporter des résultats hypothétiques, nous croyons devoir ranger ici ce cas à sa place réelle.

Que conclure en réalité de ces chiffres ?

Pris en eux-mêmes, ils doivent nous amener à considérer la résection modelante du rebord cotyloïdien, comme une très intéressante intervention dans le traitement de l’arthrite sèche de la hanche. Il semblerait qu'elle doive y occuper même une place de choix !

Si nous comparons ces résultats avec ceux de SMITH-PETERSEN, nous devons reconnaître qu'ils sont semblables. Ce dernier concluait son article original en déclarant que-tous les cas opérés par lui ont donné de bons résultats : l'amélioration de la douleur restant le fait essentiel, le gain fonctionnel étant définitif, mais moins marqué. Les

HAVE malades gardent, en outre, une boiterie notable et définitive.

Ce dernier fait nous l'avons également noté chez de nombreux opérés ; mais, par contre, nous avons eu l'impression que si, en effet, la disparition de la douleur reste bien le résultat majeur de l'intervention — résultat non négligeable d'ailleurs, reconnaissons-le — le gain fonctionnel, moins marqué c'est exact, est loin d’être définitif. Au contraire, nous avons l'impression — et c’est là un fait fort intéressant — que le devenir de ces opérés, loin d’être sombre, s’annonce comme assez heureux : beaucoup de ces malades déclarent s'améliorer progressivement et voir leur fonction articulaire gagner peu à peu vers le mieux. Cette amélioration progressive, s’étalant ainsi dans le temps, est, pensons-nous, utile à relever, car, il est rare, en général, de pouvoir noter dans l'évolution post-opératoire du morbus coxae senilis, de telles améliorations à distance.

Enfin, dans lés quelques cas où la mobilité n’a pas été récupérée, où même l’ankylose s’est produite, nous trouvons consigné dans les observations, le caractère de solidité de la hanche. Or,. tous les auteurs s'accordent pour déclarer que dans une affection telle que la coxarthrie, la disparition des douleurs est le fait essentiel, si celle-ci s’accompagne d’une hanche solide, même non mobile

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