ALIDOR
Te rencontrei* dans la place Royale, Solitaire, et si prés de ta douce prison, Monti'e bien que Pliilis n'est pas à la maison'.
Il n'y est pas autrement question de la Place . Mais, ajoute M. Larroumet, ce titre était, pour Corneille, une façon de piquer la curiosité de ses auditeurs. 2
Une édition de cette comédie fut illustrée au xviii" siècle. On y voit, dans une gravure, l'une des portes monumentales du règne de Louis XIV, agrémentée du globe fleurdelisé coiffé de la couronne royale. Dans le fond s'aperçoivent trois pavillons dont les toits pointus se découpent sur un ciel mouvementé. Au premier plan, des personnages, ceux de la pièce, sortent d'une arcade de convention, arrangée pour la circonstance par le dessinateur et afin de ménager la perspective de la place.
La même rime « déloyale » devait servir deux siècles après, à un autre poète aussi grand que Corneille, Victor Hugo, qui l'employa dans une
1 Acte I. Scènes III et IV.
- Revue des Cours et Conférences, n" 29 du 27 mai 1897, p. 541.
pièce plus célèbre que celle dont nous venons de parler : Marion Delorme :