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L'on est parfois entrainé du côté de la pointe de la mastoïde, et l'on est obligé de l'évider presque complètement pour y supprimer l'infection. Lorsque l'évidement se porte vers la partie postérieure, l'on tombe presque infailliblement sur le sinus qui se trouve plus ou moins profond selon les sujets. L'on peut le trouver soit à la partie supérieure de cette région, soit à la partie inférieure presque au niveau du golfe de la jugulaire, ou bien encore entre ces deux endroits, au moment où il forme son coude. Le sinus, qui a une teinte grisâtre, ne doit pas battre lorsqu'il est sain ; lorsque l’on apercevra à son niveau des battements bien rythmés, l'on pourra affirmer qu'il est malade. La ponction faite à l'intérieur de celui-ci nous apprend si le sinus est trombosé, car, dans ce cas, l’on ne doit pas ramener de sang. IL est possible qu'un coup de gouge trop violent ou malheureux ouvre le sinus ; dans ces cas, l'écoulement de sang est considérable ; il ne reste qu'à tamponner fortement pendant quelques instants, avec une mèche stérilisée. L’'hémorrhagie s'arrête, et l'on peut continuer l'opération; si aucun germe septique n’a élé introduit dans le sinus, l'accidentestsans conséquences fâcheuses. Lorsque l'évidement mastoïdien entraîne vers la partie supérieure, au niveau de Ja /inea temporalis, il peut arriver que l’on trouve les méninges. Celles-ci sont facilement reconnues à leur aspect blanchâtre et à leur consistance molle que l’on ressent en les touchant avec la pointe mousse du protecteur de Stacke. L'os malade est enlevé à la gouge et à la curette, tout autour des méninges, et l’on a grand soin de ne pas léser ces dernières. Si l’on trouve une perforation crânienne donnant issue à du pus, il ne faut pas hésiter à agrandir cette cavité, pour savoir s'il existe un abcès extra-dural, ou bien si les méninges sont en bon état.
D'après nombre d'opérateurs, le sinus, grâce à sa position variable à l'intérieur de l’apophyse, est le seul organe important que l’on peut léser dans le courant de cette intervention; le nerf facial, en eflet, est hors de portée. Il n’en est rien cependant; dans certains cas, dès le premier coup de gouge, l’on voit sourdre du pus et l’on tombe sur une apophyse toute défoncée
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et complètement évidée. La cavité est remplie de pus et de fongosilés; une curette introduite peut y pénétrer très profondément et même aller léser le facial qui parfois se trouve dénudé dans cette région. |
L'évidement complètement terminé, lorsque l’on est sûr que les parois de la cavité osseuse restante ne sont formées que de tissus sains, l’on verse sur le champ opératoire de l'eau oxygénée, qui fait un peu d’hémostase et enlève en même temps les petits copeaux qui auraient pu rester au fond de la cavité. L'on touche légèrement à la teinture d'iode le lissu osseux et les parties molles et l’on ferme la plaie rétroauriculaire par le procédé que nous allons décrire plus loin.
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