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largement ouvert, dit-il, pour pouvoir surveiller avec soin et traiter les parties malades. Brown emplit la cavité mastoïdienne de gaze iodoformée et panse à plat: quelques jours après, il faitun grand lavage aseptique, refait des pansements iodoformés et laisse fermer par simple bourgeonnement.
B. Fermeture immédiate.
Procéné pe GarNauLT. — Le procédé de Garnault est. une forme tout à fait spéciale de cette catégorie. Par ce moyen, en effet, l'antre est mis en communication avec l'extérieur, grâce à un orifice creusé dans la paroi postérieure du conduit et l’on peut ainsi faire une suture immédiate de la plaie rétroauriculaire. Après avoir décollé le pavillon, on enlève la paroi postérieure du conduit osseux à la gouge et l'on pénètre ainsi jusqu’à l’antre, tout en respectant la paroi supérieure du conduit auditif osseux et en s'arrêtant environ à trois millimètres de la membrane du tympan. Ceci fait, on sectionne en arrière, suivant son axe, le conduit membraneux décollé et l’antre communique alors largement avec le conduit auditif externe. L'incision rétroauriculaire est suturée immédiatement et les pansements postopéraloires seront pratiqués’ par le conduit. Ce procédé opératoire fut employé une seule fois dans le service du Professeur Moure, le 15 avril 1899, à l'occasion d’un cas tout à fait particulier; dès les premiers coups de gouge, l'on était tombé sur le sinus très procident, situé seulement à quelques millimètres du conduit et qui rendait impossible toute tentative de trépanation de ce côté. L'on dut donc aller à la recherche de l’antre par la partie postérieure du conduit auditif externe. Cette opération fut reprise, 1l y à à peine quelques années, par Hicquet qui ferme systématiquement ses plaies rétroauriculaires et draine par le conduit.
Les autres plastiques pour la fermeture de la mastoïde après l'antrotomie consistent en procédés aussi ingénieux que divers pour rétablir la continuité superficielle des téguments d’une manière aussi solide et complète que possible.
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Procéné De Voss. — L'antrotomie terminée, Voss fait une seconde incision à deux travers de doigt de la première, parallèle et de même longueur que celle-ci; cette incision intéresse les parties molles et va jusqu'à l'os. Il décolle la partie du périoste située au-dessous du lambeau de peau entre les deux lignes d’incision et fait glisser ce lambeau en avant, de manière à suturer les deux lèvres de la première plaie opératoire. Une mèche introduite dans l'antre sortira à l'extérieur par la partie inférieure de cette suture antérieure. L'incision postérieure est fermée seulement en haut et en bas par un seul point, et le reste sera suturé par seconde intention. Cette méthode donne une incision antérieure très esthétique; la seconde, qui l'est beaucoup moins, est cachée par les cheveux.
ProcéDé pe Piscuez-Kaspar. — L'auteur prend un lambeau cutané à la partie antérieure de son incision, au lieu de le prendre à la partie postérieure. Son incision étant faite en arrière du pli rétroauriculaire, il prend un petit lambeau en avant de celle-ci et le fait glisser sur la plaie mastoïdienne. Pour fermer l'ouverture faite par la prise de ce lambeau, il ravive secondairement les bords de l’incision et il suture.
Procédé pe MarmaADuke-SxEiLb. — Îl fait deux lambeaux, un antérieur avec charnière supérieure qu'il rabat en baut, un second postérieur avec charnière postérieure qu'il rabat en arrière ; le curettage de la mastoïde terminé, il bourre sa cavité de gaze iodoformée, rabat ses deux lambeaux et suture complètement, ne laissant qu'un tout petit orifice pour le passage de la mèche.
Procéné p'Iecauer. — Il se sert du muscle temporal pour oblurer en partie sa brèche mastoïdienne. Le curettage terminé, il tire sur le muscle temporal et sur ses insertions inférieures et le maintient dans la cavité au moyen d'un point de catgut. Il suture immédiatement par-dessus les deux lèvres de
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l'incision après avoir placé deux drains : l'un supérieur, l’autre à la partie inférieure.
Procéné pe Beck. — Beck remplit la cavité mastoïdienne, soit au moyen d'un caillot sanguin, soit avec de la pâte au bismuth, ou bien encore il met un drain et ferme immédiatement au moyen d’une suture spéciale; deux fils sont passés à travers les lèvres de la plaie, sur toute la longueur en s’entre-croisant et ne sont liés qu'à la partie inférieure de l’incision.
La suture immédiate totale, dit Toubert, qui autrefois était l'exception, doit être aujourd’hui la règle; c'est un partisan de la fermeture immédiate totale, sans aucune sorte de drainage.
ProcéDé DE SPRAGUE. — Sprague, de Providence, est un des défenseurs du caillot sanguin dans la chirurgie auriculaire. Au moment de l'opération, le tympan étant en état d'infection pyogène pouvant mettre le caillot en danger, et les matières infectieuses provenant de la caisse se trouvant retenues dans la plaie mastoïdienne fermée, il s'ensuit que le premier point d'attaque dans l’opération sera le tympan afin de le débarrasser autant que possible de toutes les matières septiques. Il incise donc profondément le {ympan, fait un lavage de la caisse, et place une mèche par laquelle s’évacuera le pus, s’il en reste après l'opération. Le curettage mastoïdien terminé, il laisse emplir la cavité de sang et suture complètement les lèvres de la plaie rélroauriculaire; si celle-ci s'infecte, il fait sauter un point et place un petit drain. Il fait ses pansements post-opératoires par le conduit auditif.
Le D' Holmes aussi est un partisan du caillot sanguin, il emplit sa cavité mastoïdienne au moyen de son auriculaire postérieure qu'il a incisée et suture immédiatement.
ProcéDé De Sonier-BRYANT. — Sohier-Bryant draine son caillot sanguin; la cavité remplie de sang, il place un petit drain (de la grosseur d’une cigarette) et suture immédiatement. Le drain est maintenu vingt-quatre heures en place. Si la plaie s’infectait
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secondairement, le trou laissé par le drain suffirait pour l'évaeualion du pus. Les résultats esthétiques obtenus ainsi sont, dit-il, très appréciables.
Procépé DE POLITZER, FERMETURE AVEC PARAFFINE. — L'auteur, après l'ouverture et le curettage de la mastoïde, remplit sa cavité de paraffine et referme immédiatement la plaie rétroauriculaire. Il ne conseille ce procédé que lorsque l’antre n'a pas été ouvert; car, dans ce cas, la paraffine pourrait s’introduire dans la cavité tympanique par le canal tympano-mastoïdien et y entrainer des troubles. Si la cavité mastoïdienne est très infectée, il attend l'apparition de granulations et fait son injection de paraffine et sa suture à ce moment-là seulement, de peur que le pus n'empêche la cicatrisation. Si la cavité tympanomastoïdienne est bouchée par des granulations, il injecte la paraffine dans la cavilé opératoire, étant assuré que celle-ci ne pourra pas aller dans la cavité tympanique.
PROCÉDÉ DES GREFFES IMMÉDIATES DE JANSEN. — Jansen adopte un procédé tout à fait différent. Son opération terminée, il va recouvrir immédiatement sa cavité mastoïdienne de petites greffes épidermiques. Pour cela, il va prendre sur la cuisse ou la fesse du patient de petits lambeaux épidermiques, qu'il dépose sur la plaie opératoire. Il fait un pansement à plat, et surveille ensuite tous les jours ses greffes.