Moizard. Bulletin Société anatomique
3. Dieulafoy insigte sur cette accélération du pouls, 100, 120, 130 pulsations par minutes, surtout intéressante quand il n’y a
nie ; le phrénique, les intercostaux et le plexus brachial, par des douleurs névralgiques ; le grand sympathique par des phénomènes pupillaires.
d). — La compression de la trachée ou des grosses bronches se manifeste par du souffle, un bruit de cornage, un sifflement striduleux et la dyspnée ; Jaccoud a signalé la dysphagie due vraisemblablement à la compression de l’œsophage.
Signes fournis par les adénopathies externes et les métastases . — Les ganglions se prennent à distance, et l’on découvre leurs masses plus ou moins volumineuses dans les lieux d’élection.
a). — Les adénopathies claviculaires se montrent tantôt à droite, tantôt à gauche (1), généralement en rapport avec le siège du cancer : il y a tantôt un seul, tantôt plusieurs ganglions intéressés ; ils sont durs, généralement peu douloureux ; quand ils sont peu apparents, on les met bien en apparence en faisant faire au malade un effort de toux ou d’expiration (Jaccoud).
pas de fièvre. Chez un malade qui avait eu le pouls continuellement accéléré, il a trouvé à l’autopsie un gros noyau cancéreux du volume d’un grain de chénevis dans la cloison interventriculaire du cœur.
1. Elles n’affectent pas cette prédilection pour le côté gauche, mise en lumière par les recherches de Troisier, et qui est assez caractéristique des adénopathies à distance des cancers de l’abdomen, ce qui tient dans ces derniers cas à une propagation transmise parle canal thoracique.
2. Parfois ces nodules cancéreux .ndurés se développent au point où a eu lieu une ponction (Unverricht, Purjetz).
b) . — Les ganglions axillaires sont souvent aussi intéressés. Quant aux adénopathies abdominales, si elles se rencontrent assez fréquemment dans les autopsies, elles ne se traduisent pas cliniquement par des symptômes particuliers.
c) . — Des métastases cancéreuses, par embolie sanguine, peuvent se produire dans tous les organes . peau, muscles, foie, cerveau, colonne vertébrale, où elles donnent des symptômes en rapport avec les fonctions de ces organes.
Formes cliniques. — Il est très difficile de décrire des formes différentes, suivant que le cancer du poumon, est primitif ou non ; que le cancer de la plèvre est primitif ou non. On peut cependant signaler la forme diffuse du cancer secondaire du poumon caractérisée anatomiquement par la multiplicité des noyaux cancéreux, et cliniquement par des phénomènes de dyspnée intense et continue, tout à fait hors de proportion avec les signes perçus. La mort survient très rapidement, au milieu d’une dyspnée qui rappelle celle de la granulée.
Le Monnier