Moutard-Martin. Pleurésies hémorrhagiques. Thèse de Paris
cle la cause reste infructueuse, où l’épanchement de sang paraît résumer en lui toute la maladie, et où le processus anatomique est comparable à la vaginilite chronique (hématocèle) et à la pachyméningite : c’est ce que l’on appelle l’hématome pleural (1). Mais de même que le domaine de la pleurésie aiguë séro-fibrineuse s’est de plus en plus restreint depuis les découvertes bactériologiques au profit de la seule tuberculose ; de même le bloc de l’hématome pleural tend de plus en plus à se dissocier en faveur de la même affection : ce ne seraient le plus souvent que des tuberculoses primitives de la plèvre ; les expériences bactériologiques en ont d’ailleurs fourni parfois la démonstration. « Plus je vais, et plus je crois à la rareté de l’hé- « matome pleural ; c’est presque toujours delatubercu- « lose. J’ai eu l’an dernier, dans mon service, à l’hôpi- « tal Necker, un malade qui avait toutes les apparences « de l’hématome pleural ; le liquide fut tari par une « seule ponction ; ce liquide inoculé à des cobayes ne
« détermina aucune lésion tuberculeuse ; le malade qui « n’avait jamais eu le moindre signe de tuberculose pul- « monaire quitta l’hôpital avtc toutes les apparences « de la santé. Si j’avais perdu ce malade de vue, j’au- « rais cru avoir affaire à un simple hématome ; mais cet « homme me revenait un an plus tard avec des lésions « de tuberculose p limonaire : son soi-disant héma- « tome pleural était donc une pleurésie hémorragique