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CHAPITRE III

ETUDE RADIOSCOPIQUE

Pour établir la statistique précédente, nous avons retenu tous les cas où la constatation, soit des signes physiques, soit des signes radioseopiques, nous permetlait de poser le diagnostic de pleurite des bases. Examinons dans quelles proportions respectives sont intervenus ces deux modes d'investigation, non seulement en ce qui concerne les pleurites primitives (colonne verticale IT du takleau ci-après), mais aussi pour les pleurites accompagnant une lésion non évolutive du poumon (colonne 1). Nous aurons ainsi un terme de comparaison.

I II Pleurites de la Pleurites

base avec lésion primitives non évolutive des bases

1) Cas où-le diagnostic n’a pu être fait que grâce à l’examen radios- COPIQUE,. Be 0 57e

2) Cas où le diagnostic fait cliniquement a été confirmé par l’'examen|.

LadOSCOpPIqUuE 2,2. 7 Le

3) Cas où le diagnostic clinique n’a pas été confirmé par l'examen RAMOSCOPIQUET Ne

4) Cas où l'examen radioscopique n’a DAS ÉPÉPTAtIQUé EM IT Lt.

LOTALE

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Ainsi done, pour nous en tenir par exemple aux seules pleuriles primitives, dans 39 cas où l'examen radiostopique à été pratiqué, 1l n’a été négatif que 6 fois. Et, dans les 33 cas où il a été positif, 16 fois c'est lui seul qui à permis de faire le diagnostic, les signes physiques ayant élé négalifs, où tout juste suffisants pour amener une présomption. (Observations À 224, À 298, etc.)

Etant données nos conditions d'ébservation et l'insuifisance de nos éléments de diagnostic rétrospectif, nous avons dû faire plus haut loutes réserves utiles sur la valeur de nos statistiques. (Ch. II, $ 1*.) Persuadé que ios résullals sont bien au-dessous de la vérité, nous avons voulu, avant d'essayer de les interpréter, insister encore-sur la nécessité de la recherche radioscopique de la pleurite tuberculeuse primitive des bases.

M. le docteur Rougter à bien voulu mettre à notre disposilion une série de 1.000 observations, portant sur les luberculeux suspects ou avérés d’un centre de triage des armées en 1918, chez lesquels l'examen radioscopique a été pratiqué systématiquement. Autant dire que nous allons tabler maintenant, non plus sur 1.000 observations où la pleurite de la base n’a pas été recherchée de parti pris, Mais sur 1.000 examens radioscopiques où l'observaleur a noté jidélement tout ce qu'il voyail sous l'écran. Or, en éliminant comme nous l'avons déjà fait tous les cas qui rentrent dans le groupe des pleurites secondaires, consécutives à une pleurésie, à un traumatisme du tho- Max, Clc. voici les résultats auxquels nous sommes arrivé . |

l. — Sujets présentant des signes radioscopiques à une base, sans signes cliniques ni radioscopiques des sommels :

RU Dt ee

a) Diminution de Pamplitude diaphragmatique, 123

b) Autres signes radioscopiques de la base. (Défor-. mation et immobilisation du diaphragme, obscurité ou disparition des sinus, etc.). . 114

oran y 2987 Il. — Sujets non bacillifères, présentant des signes cliniques et radioscopiques des sommets, avec des signes radioscopiques à une base :

a) Du même côté que le sommet malade, . . , 13 D DIR CO E ONPOSR LA EE ER pe At 3

MOT AT Se rel eL aEe LO UT. Sujets bacillifères, présentant des signes radioscopiques à une base :

a) Du même côté que le sommet malade. , . . 60

DDR COTÉLOPD OR Ma nd A A ci AU IOTAT RACE Er 10 IV. — Total des sujets présentant des signes radios

copique à une base : 323.

Ainsi donc, sur 323 malades présentant des signes radioscopiques à une base, 237 malades, non seulemeni - n'étaient pas bacilhfères, mais ne présentaient aucun symptôme clinique ni radioscopique des sommels.

Voilà le fait, smgulièrement frappant, en l'absence de toute lésion pulmonaire concomitante. Comment l'expliquer’? Si nous admettons pour un moment que tout sujet qui présente des signes radioscopiques à une base, en dehors de toute lésion antécédente ou actuelle suscepuble de les expliquer, est atteint de pleurite tuberculeuse primitive des bases, nous arrivons à la proportion de 237

pour 1.000 malades observés. Nous voilà loin du chiffre

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