‹ La Pleurite Tuberculeuse Primitive Des BasesChapitre 5 sur 16 · ÉTUDE DE NOS OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

ÉTUDE DE NOS OBSERVATIONS

$ À, — Conditions d'observation et réserves à faire.

Nous avons cherché à nous rendre compte avec quelle fréquence la pleurite tuberculeuse primitive des bases se rencontre dans la pratique, quelle est sa fréquence relalive par rapport aux autres pleurites de la base, du soniinel ou des scissures, quelles sont les modalités qu'elle peut revêlir el enfin quel secours on doit attendre respectivement des méthodes cliniques el de l'examen radioscopique pour en établir le diagnostic.

Nos recherches ont porté sur les observalions recueil: les par M. le professeur Préry dans deux centres de triage, l'un (que nous appellerons centre A)°à l'hôpital militaire Villemanzy, l'autre (centre B) à Saint-Genis- Laval, pendant l'année 1919,

On sait comment est composée la clientèle de tels cenlres. La grosse majorité des soldats examinés sont des luberculeux pulmonaires, suspects où avérés. Mais on y rencontre aussi des tuberculoses chirurgicales (maux de Poll, ostéo-arthrites, orchi-épididymites, adénopathies, cle.) enfin des consultants tels que des dyspeptiques, des cardiaques (en particubrer un grand nombre de tachyeardies), des rénaux, elé., tous gens chez lesquels un examen au point de vue bacillose n’est pas superflu.

= bp

C'est à dessein que dans notre chiffre global nous avons compris de {elles observations pour mieux nous meltre en face de la réalité des faits.

Il s'élève à 4.178, dont: 3.400 du centre À et 778 du centre B.

Nous avons alors conservé toules celles où le diagnosic « pleurite des bases » élait purement et Simplement posé, toutes celles où nous pouvions retrouver certains signes cliniques el radioscopiques que nous aurons à étudier et qui imposaient le même diagnostic, loules celles enfin où il fallait interpréter un symplôme radioscopique existant isolément.

Vous ne nous faisons aucune illusion sur la valeur toute relative de notre méthode de travail. Nos constatations portent sur une série de malades chez qui la pleurite tuberculeuse primitive des bases n'a pas été systématiquement recherchée au moment où ils ont été examinés, chez qui par conséquent elle à dû forcément passer inaperçue dans un grand nombre de cas, Nous sommes donc persuadé que nos chiffres de résuültats sont bien au-dessous de la réalité el nous essaierons de le prouver.

Quoi qu'il en soit, une statistique a toujours sa valeur intrinsèque. Quand une fois on est prévenu des condi- Lions dans lesquelles elle a été établie, on sait ce qu'il faut y ajouter et en retrancher, et c'est déjà un précieux ensei-

gnement.

Dans le paragraphe suivant ($ 2), nous allons donner le schéma de quelques-unes, les plus typiques, de nos

observations,

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