ND O
Dans le reste du poumon, quelques runchus. Tousse moins. La température (qui était de 38° à l'entrée) a à peu près disparu. '
15 février. — Amélioration. Persistance à la base gauche d'obscurité respiratoire par rapport au côté opposé. Les râles inspiratoires sont beaucoup moins nombreux, ils ne se perçoivent que dans la région. axillaire.
18 février. — Les râles fins de la base gauche ont à peu près disparu, Le malade ne tousse plus et se sent amélioré.
Deuxième examen radioscopique. — Le diaphragme à gauche est surmonté d’une ombre parallèle se déplaçant avec lui, comme s'il existait un double contour du diaphragme. |
Lé sinus costo-diaphragmatique est peu visible de ce côté.
23 février. — Les bruits fins ont complètement disparu, . mais il persiste une diminution très nette du murmure à la base gauche, paï comparaison avec le côté opposé. Le malade ne tousse plus, n’a pas de température, il a repris 1 kil. 500 depuis son entrée.
Part en convalescence de deux mois.
Diagnostic final. — Pleurite de la base gauche, à résolütion traïnante, actuellement guérie. Pas de syniptômes de lésions bacillaires des sommets en évolution actuelle. Pas de bacilles de Koch dans les crachats.
R. 1496, Rou..., sergent 35° KR. I., 19 ans.
Entré le 12 mars 1918.
Père mort de maladie de foie, Mère bien portante. Un frère bien portant. Mobilisé en 1916. En janvier 1916, a eu une congestion pulmonaire droite avec un mois d'hôpital et deux mois de convalescence. Se plaint de fatigue générale et de points de côté fréquents, tantôt à droite, tantôt à gauche.
T'affection actuelle aurait débuté vers le 4 mars 1918 par
de la toux et un point de côté à la base gauche. Léger état -subfébrile entre 37°5 et 38°,
Examen clinique. — Thorax bien conformé. Sonorité normale partout, peut-être un peu faible à la base gauche en arrière. Les vibrations sont conservées. Le murmure vésieulaire s'entend bien partout. Quelques sibilances. En outre, à la base gauche, petit foyer de petits râles fins souscrépitants inspiratoires, qui ne se perçoivent guère qu'après une quinte de toux et s'entendent mieux dans la région axillaire. Pas de rétraction thoracique. Ampliation inspiratoire normale. Pas de gêne de la respiration nasale. Les pupilles sont égales.
A noter une nodosité douloureuse de la cuisse gauche, consécutive à une injection de collargol.
Examen radioscopique. — Faible amplitude diaphragmatique des deux côtés. Les deux champs pulmonaires sont un peu gris dans leur ensemble. La base gauche est moins transparente que la base droite. On aperçoit à peine Île sinus costo-diaphragmatique gauche dans les très grandes inspirations. :
Pas de bacilles de Koch dans les erachats.
- Evacué le 25 mars 1918 (convalescence d’un mois). Guérison,
Diagnostic. — Pleurite de la base gauche.
R. 1835. Le Por... 550° R. I. CI. 1916.
Entré le 18 juillet 1918. ;
Parents bien portants. Deux frères bien portants.
Célibataire. Ajourné en 1915 pour faiblesse de consttution. Incorporé en août 1916. Parti au front le 25 mars
Bronchite dans le jeune âge. Pas d’autres maladies antérieures. Evacué le 1* mai 1917 pour blessure par éclat d’obus de l’avant-bras droit. N’a Jamais été évacué pour maladie,
L’affection actuelle aurait débuté vers le 17 juin : ce jour-là il aurait reçu une injection anti-typhoïdique (deux ans auparavant 1] avait déjà eu quatre piqûres), le malade a alors présenté de la fièvre, s’est mis à tousser et à cracher, a eu un point de côté à la base gauche. Soigné d’abord à l’infirmerie, puis évacué le 18 juillet pour « bronchite suspecte, amaigrissement ».
Actuellement, tousse et crache beaucoup (expectoration muco-purulenté). Essoufflement facile, ne transpire pas la nuit, assez bon appétit, a un peu maigri.
Examen clinique. — Thorax assez bien conformé. Pas de myo-ædème. Sonorité normale partout, peut-être un peu diminuée à la base gauche. Les signes physiques sont à peu près localisés à cette base. En arrière, dans le tiers inférieur, râles crépitants très fins, peu éclatants, surtout inspiratoires, mêlés à des râles de grosse bronchite, sans soufiles. Le murmure s'entend bien au sommet, Où 1] n’y a pas de râles. Pas de coryza, respiration nasale libre. Petits ganglions axillaires gauches. Pupilles égales. Rien au cœur. Pas de troubles digestifs.
Examen radioscopique. —— À la base gauche, les contours du diaphragme manquent de netteté, le sinus- costo-diaphragmatique s'ouvre à peine dans les grandes inspirations. Amplitude diaphragmatique très faible de ce côté. Les sommets sont clairs et s’éclairent bien à la toux.
23 juillet. — Les signes physiques persistent à la base gauche en arrière. A l'extrême base et dans la région axillaire, quelques crépitations inspiratoires très fines, surtout après la toux, et également quelques sibilances sans souffe. La température qui, à l'entrée, était entre 38° et 38°5 a beaucoup diminué.
24 juillet. — Vésicatoire à la basé gauche,
29 juillet. — Amélioration notable. Plus de température, Le point de côté à disparu. La toux persiste av
ec une expectoration muco-purulente. A la base gauche, en ar-
Pole
rière, on note toujours une légère diminution de la sonorité, le murmure vésiculaire diminué d'intensité; les rales fins de l’extrême base ne se perçoivent plus; mais dans la région de la pointe de l’omoplate on entend quelques souscrépitants inspiratoires très variables et, à cet endroit, l’expiration est un peu soufflante. Aucun signe spécial au sommet.
Une ponction exploratrice à l’extréme base gauche reste négative.
S août. — Le malade n’a plus de température, 1l crache encore un peu.
Encore quelques râles de bronchite et diminution du murmure à la base gauche.
Deuxième examen -radioscopique. — Diminution légère de transparence de la base gauche. Le sinus costo-diaphragmatique s'ouvre assez bien dans les inspirations. L’amplitude diaphragmatique est plus faible de ce côté. Les sommets sont égaux comme transparence.
12 août. — Le malade part en convalescence de deux mois.
Diagnostic final. — Pleurite de la base gauche à résolu-
tion traînante. Amélioration considérable des signes cliniques et radioscopiques.
Aucun symptôme de lésion bacillaire en évolution des sommets.
Fatigue générale.
Pas de bacilles de Koch dans les crachats.
$S 3. — Fréquence.
A. — Fréquence des pleuriles des bases (prunilives + secondaires), sur un total de 4.178 malades d'un centre de lriage.
Nous employons ici le terme « pleurite des bases »
dans son sens le plus général, allant depuis la pleurite
prinilive simple jusqu'aux symphyses Lotales sécondaires aux lésions banales où spécifiques du poumon. Nous en trouvons 522 sur 4.178, soit 12,5 % du chiffre
total de malades observés
Ces 522 pleurites de la base se décomposent ainsi
1, Pleurites, RriNiTiIMes 3 2 ce drer e eN 2. Pleurites secondaires :
à une lésion tuberculeuse non évolutive discrète des sommets. tn, PURE 2 URL 2 127 à une lésion tuberculeuse évoldtire dés sommets . . 108 y ‘à une pleurésie séro-fébrineusé;", 1,1. 14 à une plaie du poumon, du thorax, hémothorax, ca 108 à une affection aiguë non tuberculeuse du poumon. 24 ToraL des pleurites secondaires, . . 441 !
B, —— Fréquence de la pleurite primilive des bases.
Le lableau ci-dessus nous montre qu'elle est de
S1 sur 4.178 malades observés, soit 19 pour 1.000 (fréquence absolue).
81 sur 522 pleurites des bases, soit 155 pour 1.000 (fréquence relative).
Nous devons faire remarquer que dans ce chiftre entrent
Une dizaine de cas où fut porté le diagnostic de
«€ bronchospleurite légère », et où nous nous sommes Cru
aulorisé à considérer la lésion pleurale comme inséparable de la lésion pulmonaire.
b) Trois cas où la pleurite s'étant manifeste à une base, on à vu apparaitre, simultanément où presque, un épanchement à l'autre base (contrôlé par la ponction
a CU lus exploratrice). Nous estimons qu'il s’agit là d’un processus identique à son origine et ayant ensuite évolué différemment d’un côté et de l’autre. Nous y voyons même un argument de plus en faveur de la nature tuberculeuse de la pleurite, (Voir plus haut obs. B 12.)
c) Trois cas enfin où on relevait dans les antécédents du malade une grippe récente, survenue en temps d'épidémie, mais s'étant manifestée surlout par ses symptômes généraux, sans amener de localisation pulmonaire aiguë, pneumonie, ni broncho-pneumonie. Sans vouloir entamer le chapitre complexe des rapports de la grippe et de la tuberculose, nous croyons que ces faits méritent d'être signalés.
C. — Fréquence comparée des pleurites primitives du sommet des scissures et de la base.
Sur nos 3.400 malades du centre À, nous avons trouvé:
Pleurite (récidivante) du sommet. uNter en A TEL — — des scissures. , AT LE RE 20 0) — — TÉSHDASE SM MT EE een à: 10 D:
Cette dernière nous apparaît donc, d'ores et déjà, comme la plus fréquente des localisations de la pleurite tuberculeuse.
Mais 1l faut bien savoir que si elle existe souvent à l'état isolé, souvent aussi elle nous apparaît comme une propagation aux bases de la pleurite apicale ou scissurale. Huit fois au moins sur quatre-vingt-une, nous l'avons trouvée telle. On s’en convaincra à la lecture des observations suivantes :