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P. 4, Guil... — Fièvre bacillaire continue avec poussées de pleurite scissurale alternant avec pleurite de la base droite, Cyphose cervico-dorsale, petites adénites axillaire et
carotidienne.
P. 5. X.. -— Pleurite scissurale bilatérale avec signes d'ancienne pleurite basilaire.
A Pexamen radioscopique, ombre ganglionnaire diffuse. L'hémidiaphragme droit est un peu aplati et son jeu est diminué d'amplitude. Diminution de profondeur du sinus costo-diaphragmatique droit.
P. 6. Sau... — Pleura-congestion scissurale récidivante avec adhérences"costo-diaphragmatiques gauches,
À l'examen radioscopique, réaction ganglionnaire du hile et du médiastin, avec obscurité notable du sinus costodiaphragmatique droit.
R. 1654. Bal..., 41° B. C. P. (M. le docteur Router).
Ouvrier d'usine, 29 ans. Célibataire. É
Parents bien portants, Quatre frères et sœurs bien portants.
Bonne santé jusqu'à son service militaire, Pendant son service à eu une bronchite pour laquelle il fut réformé en 1910. Récupéré en 1915 S. A. Au front depuis 1915. Blessure du bras droit par éclat d'obus avec vaste cicatrice datant de septembre. 1916. Evacué en février 1916 pour bronchite (4 jours d'hôpital). A part ces deux évacuations, a toujours fait san service, Evacué sur le C. T. avec le diagnostic « Bronchite des sommets, hémoptysies, température subfébrile ».
Actuellement, tousse beaucoup, surtout depuis dix Jours, crache le matin, s’essouffle facilement pendant la marche. Se plaint d'un point douloureux à gauche, dans la région
précordiale. Aurait maigri ces temps derniers. Aurait eu quelques crachats hémoptoïques il y a cinq ou six jours.
Examen clinique (8 mai). — Respiration nasale gênée depuis longtemps des deux côtés, respire surtout par la bouche, AE
Sonorité et vibrations non modifiées. Au sommet gauche, en arrière, dans la zone d'alarme, et à la partie supérieure de l’espace scapulo-vertébral, quelques bruits secs très fins uniquement inspiratoires, très variables d’un moment à l’autre, non sensiblement augmentés par la toux. Pas de retentissement de la toux. Ces bruits ne se perçoivent pas du côté droit, on ne les trouve pas non plus dans la région sous-claviculaire gauche, où le murmure est un peu moins intense que du côté droit. Ebauche de myo-ædème. 7 Petits ganglions assez nombreux dans les creux sus-claviculaires des deux côtés. Bruits du cœur un peu sourds. Pas de troubles digestifs appréciables:
Examen radioscopique. — A droite, la voûte diaphragmatique apparaît avec un double contour et sans aucune netteté. Elle se déforme au moment des inspirations, Nombreuses travées sombres partant du hile et s’irradiant jusque dans la région diaphragmatique. Sommets clairs et s’éclairant bien à la toux.
10 mai. —- Xe malade tousse toujours, expectoration mu: queuse. Température, 38° le ‘soir.
On entend toujours au sommet gauche, en arrière, une respiration granuleuse avec petits bruits extrêmement fins, discrets, à la partie interne des fosses sus et sous-épineuse,
15 mai. — On retrouve les bruits précédemment notés au sommet gauche, mais aujourd'hui ces bruits se perçoiveut également à droite dans la fosse sus-épineuse ; ils sont très variables d'un moment à l’autre, non augmentés par la toux. On ne les retrouve pas du tout en avant. La température est tombée, l’état général satisfaisant, ;
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Diagnostic final. — Asthénie générale consécutive à une pleurite sèche des deux sommets, avec crépitations souspleurales perceptibles en arrière, surtout à gauche. Diminution de transparence radioscopique de la base droite. Pas de symptômes ni cliniques ni radioscopiques de lésions parenchymateuses en évolution. Pas de bacilles de Koch.
R. 1765. Weg..., 6° T. E. M. (M. le docteur RouBIER).
Employé de commerce, classe 1909.
Entré le 26 juin 1918.
Père mort à 59 ans de bronchite et emphysème. Mère bien portante. Un frère mort en bas-âge.
Depuis son jeune âge, sujet aux bronchites les hivers. Coqueluche à 4 ans. À été ajourné une fois pour faiblesse de constitution. Pris service auxiliaire et maintenu auxi- Haire à la mobilisation. A fait plusieurs séjours dans les infirmeries sans Jamais être évacué. Depuis le 1° janvier 1918 il aurait maigri de 7 kilos et aurait perdu ses forces. Appétit conservé.
Le 29 mai 1918, aurait eu quelques crachats hémoptoïques qui durèrent huit jours. Depuis lors, se plaint de toux sèche persistante. Evacué le 26 juin pour « bronchite des sommets, mauvais état général ».
Examen clinique. — Thorax bien conformé, pas de myoædème.
Sonorité normale. Au sommet droit, en arrière, on note une expiration soufflante dans la fosse sus-épineuse. L’inspiration a un caractère granuleux. On perçoit quelques petits bruits fins secs inspiratoires ét expiratoires très variables suivant le moment, superficiels, non augmentés par la toux. La pression au niveau de la zone d'alarme est un peu douloureuse. Il crache un peu le matin, son expectoration contient quelques filets de sang. Respiration nasale libre. Rien au cœur. Pas de troubles digestifs.
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Examen radioscopique. — A droite, la voûte diaphragmatique dans l'inspiration est absolument horizontale, on n'aperçoit pas le cul-de-sac costo-diaphragmatique. L'ensemble du champ pulmonaire droit, de la base au sommet, est moins transparent que le gauche et s’éclaire moins bien dans les grandes inspirations. Réaction hilaire à droite.
Pas de bacilles de Koch.
Le 1° juillet, le malade part en convalescence (un mois).
Diagnostic final. — Asthénie générale chez un sujet présentant des symptômes cliniques et radioscopiques de pleurite sèche du sommet droit et des symptômes radioscopiques d’adhérentes pleurales de la base droite. Pas de symptômes de lésions parenchymateuses en évolution.
Il est bon de remarquer que dans ces deux dernières observations, la pleuriteé des bases n'a été diagnostiquée que par l'examen radioscopique. Nous verrons que telle est souvent la règle.
$ 4, — Fréquence des pieurites des bases accompagnant une lésion tuberculeuse non évolutive discrète du poumon, et en particulier de l’un ou des deux sommets.
Elle est de 127 sur un total de 4.178 malades, soit 30 pour 1.000 (fréquence absolue), et de 127 sur 522 pleurites des bases, soit 240 pour 1.000 (fréquence relative).
Nous tenons parliculièrement à mettre cette forme en évidence, bien qu'en théorie nous soyons obligé de la ranger parmi les pleurites secondaires. Tous ces cas où on note une tuberculose abortive, une légère induration, une sclérose discrète d’un sommet, une bronchite chronique superficielle, sont actuellement considérés comme tuberculoses bénignes, chez des sujets d'ailleurs non bacillifères. Il nous semble voir là comme une preuve de
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celle « tuberculisation discrète » du poumon, dont l'expression au niveau de la plèvre s'appelle pleurite.
Celle forme est en somme beaucoup plus fréquente que lapleurite primitive.
S4 fois; elle accompagnait une « sclérose discrète » ou une «légère induration » de l’un ou des deux sommets.
13 fois, une « bacillose fibreuse discrète ».
8 lois, la seule lésion concomilante observée était
l'emphysème.
IT fois, de la bronchite chronique. È
10 lois, une poussée pleuro-pneumonique hémoploïque.
l Jois enfin, une « bronchite asthmatique ».
I faut véritablement voir là comme une forme de passage entre la pléurite primitive pure el la pleurite secondaire, ainsi qu'il ressort de l'observation suivan(e (communiquée par M. Préry) :
Me X... — « Pleuro-congestion récidivante des bases avec asthme léger. Hydrosalpinx tuberculeux. Sclérose pulmonaire diffuse à la radioscopie avec adénopathie hilaire très accusée. Poussée ganglionnaire au cours d’une cure thermale à La Bourboule. »
R.1580.Har...(167° américain) (M. le docteur Rougrrr).
Entré le 1° avril 1918, 22 ans.
Ne parlant pas le français, ne donne pas de renseigne ments sur ses antécédents, Tousse. Expectoration mucopurulente. Essoufflement. Points de côté erratiques. On note une déformation th oracique portant sur la partie inférieure du thorax en avant. Voussure au niveau de la région Sternale inférieure, Thorax allongé en entonnoir.
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Examen clinique: — Sonorité normale, Murmuüre ‘vésiculaire diminué au sommet droit. Partout on entend quelques râles de grosse bronchite. À la base droite, quelques râles muqueux très fins inspiratoires, surtout après une quinte de toux.
Examen radioscopique. — À droite, faible amplitude diaphiagmatique, Ditminution de transparence de la base avec double contour de la voûte diäphragmatique. Le sommet droit également diminué de transparence s’éelaire mal à la toux:
À gauche, faible atüplitude diaphragmatique. On riote également une diminution légère de la transparence, qui efface la netteté des contotirs dt diaphragme.
Ÿ avril. — Depuis son entrée, la température décrit de petites oscillations, entre 37° et 38°. Aspect fatigué, toux quinteuse, expectoration muqueuse avec îlots purulents. Toujours: quelques râles de bronchite. Au sommet droit, respiration souffante, mais on ne note aucun râle fin à cet endroit.
Persistance de quelques râles muqueux à la base droite, très fins.
Petits ganglions cetvicaux et axillaires bilatéraux.
16 avril. —— La température est complètement tombée. La bronchite et les râles fins de Ja base droite ne se perçoïvent plus.
Dhagnostic final: — Bronchite diffuse sübaiguë avec symptômes cliniques et radioseopiques de pleurite de la buse droîte. |
Diminution de trinsparence radioscopique du sommet droit sans symptômes de lésiohs parehchymateuses en évolution.
Pas de bacilles de Koch.
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R. 2000. Lyo..., 367° R. I. (M. le docteur Router).
Typographe, classe 1906. Entré le 7 octobre 1918.
Père mort en vingt-quatre heures d’une congestion, Mère morte rapidement pour une raison analogue. Trois frères où sœurs morts d'accidents et six autres bien portants. Sa femme est bien portante. Pas d'enfants.
Au front depuis le début. En janvier 1915, fièvre typhoïde (trois mois d'hôpital, trois mois de convalescence). Versé S. X. en août 1915, repris S. À. en mai 1916 (resté quatorze mois inapte). Parti au B. I. en avril 1917, est évacuéen Juillet 1917 pour bronchite (quinze jours d'hôpital). Rejoint le C. I, D. et est plusieurs fois évacué à l'hôpital pour la même raison. Depuis un an, passe son temps dans les hôpitaux. Cette fois, il a été évacué le 28 septembre : on nous l'envoie le 4 octobre pour « bronchite du. sommet droit et fatigue générale ».
Depuis longtemps, tousse beaucoup la nuit, crache un peu, est essoufflé et accuse un point de côté persistant à la base gauche, en avant. Il aurait maigri de 12 kilos depuis la mobilisation. Ne transpire pas la nuit. Appétit irréguler.
7 octobre. — Examen clinique. — Thorax bien conformé. Pas de myo-ædème. Sonorité et vibrations normales.
En arrière, le murmure s’entend mal aux deux sommets, surtout à droite. En avant, sous les clavicules, respiration un peu emphysémateuse, inspiration humée et saccadée, expiration soufflante, surtout au sommet droit. Aux deux bases, en avant, on entend à la fin des grandes inspirations quelques bruits crépitants fins très variables, peu modifiés par la toux et qui paraissent être des crépitations sous-pleu- rales. Leur maximum se trouve au niveau de l’espace de Traube.
Le malade se plaint de douleur constante dans la région des fausses côtes gauches. La pression profonde à cet endroit est un peu douloureuse. On provoque également la
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douleur en écartant la base du gril costal. Il existe aussi de la douleur à la pression sur le sommet droit, en arrière.
Pupilles inégales (la droite plus grande que la gauche). Respiration nasale libre. Pas de ganglions sus-claviculaires ni axillaires,
Rien au cœur. Pas de troubles digestifs.
Examen radioscopique. — Diminution de transparence de la base gauche. De ce côté, la voûte diaphragmatique manque de netteté, elle est horizontale et le sinus ne s’ouvre pas dans les grandes inspirations. :
17 octobre. —— Point de côté persistant à la base gauche. Pas de température. Toujours à cette base, mais uniquement en avant (Traube), assez nombreuses çcrépitations fines éclatant par bouffées à la fin des grandes inspirations. Pas de rétraction thoracique, ampliation normale. Les crépitations se perçoivent aussi à la base droite en avant, mais beaucoup moins nombreuses.
Le malade part en convalescence (45 jours).
Diagnostic final. — Asthénie générale chez un sujet . présentant des symptômes de pleurite des deux bases en avant, très prédominantes à gauche, et des symptôlmes discrets d’emphysème des sommets.
Pas de symptômes cliniques ni radioscopiques de lésions bacillaires en évolution. Pas de bacilles de Koch.
S 5. — Localisation, symptômes généraux et complications.
a) Sur un tolal de 81 pleurites tuberculeuses primitives
des bases, nous trouvons