‹ La Pleurotomie: dans le traitement des pleurésies purulentes tuberculeusesChapitre 27 sur 44 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Pneumothorax gauche. Ileurésie purulente, Perforation pulmonaire. Pleurotomie, thoracoplastie.

Mme A... (Docteur Brette).

Pneumothorax gauche créé en mars 1925, à Hauteville, par le Docteur Brette, pour une caverne évolulive du sommet gauche. Résultat excellent. Mais trois mois plus tard apparaît une pleurésie qui nécessite deux ponctions ramenant, la première fois un liquide louche, la deuxième fois un liquide franche- . ment purulent.

La malade rentre chez elle, à Avignon. À partir du mois de février 1926, il devient impossible de continuer le pneumothorax qui n’était plus qu’une petite

poche au sommet de Vaisselle, poche impossible à atteindre, et où se trouvait un reliquat d’épanchement.

En novembre 1927, la malade signale un épisode aigu: un mois de lit, fièvre à 39°, expectoration abondante (peut-être une première perforation ?).

. Le 20 mai 1929, tableau classique de la perforation

pulmonaire, avec vomique très abondante de liquide purulent. Température 37° le matin, 39°5/40° le soir. La malade fond absolument, ne mange plus, rend d’ailleurs le peu qu’elle absorbe. Les vomiques se succèdent sans interruption, et elle arrive à Hauteville dans un état lamentable qui fait surseoir à toute tentative de thoracoplastie.

On décide la pleurotomie qui est faite (RouGx) le 22 juin 1929. Chute immédiate, le soir même, de la température. L’expectoration est rapidement tarie dans les jours qui suivent. La malade recommence à se lever. L’écoulement de pus diminue rapidement, et les dimensions de la cavité pleurale se restreignent chaque jour.

La reprise de l’état général est si rapide qu’une première thoracectomie peut être pratiquée le 31 août par le Professeur BÉRARD, qui enlève 7 côtes inférieures. Puis le 3 octobre, deuxième intervention qui enlève les 5 côtes supérieures. On ne remet pas de drain, mais une mèche fut laissée pendant 15 jours. On n’eut qu’un petit suintement qui se tarit peu à peu. Un sty-

let introduit dans l’orifice de drainage ne permet pas

de retrouver la cavité pleurale.

La malade quitte Hauteville en décembre 1929, guérie anatomiquement et cliniquement, et mène chez elle une vie à peu près normale (novembre 1930).

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