‹ La Pleurotomie: dans le traitement des pleurésies purulentes tuberculeusesChapitre 28 sur 44 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

Preumothorax gauche. Pleurésie purulente.

Pleurotomie. Phrénicectomie et thoracoplastie.

Mlle R.., 22 ans (Professeur BÉRARD et Docteur Du- MAREST).

Tuberculose pulmonaire gauche excavée, datant de 6 ans. Pneumothorax artificiel institué en janvier 1924. Bons résultats initiaux, arrêt de l’expectoration.

En septembre 1924, un épanchement pleural, apparu depuis quelque temps, devient purulent. Trois ponctions sont faites à courts intervalles, donnant chaque fois 700 gr. de pus.

En octobre 1924, un chirurgien de Marseille pratique une pleurotomie et un drainage de la plèvre. Il en résulte une fistule pariétale.

En février 1925, reprise évolutive au niveau du poumon gauche. Toux, expectoration plus abondante, température 38°/39°. Déclin de l’état général.

En septembre 1925, état général très médiocre, la fistule pleurale donne lieu à un écoulement modéré, la température oscille entre 37°5 et 38°. La malade accepte l'intervention conseillée par le Docteur Duma- REST. À ce moment, la radiographie montre une cavité pleurale plus haute que large, en forme de puits, allongée de la base à la troisième côte gauche.

Le 6 septembre 1995, phrénicectomie gauche, sous anesthésie locale.

Leg septembre, sous anesthésie générale au kélène, thoracectomie paravertébrale, au dépens des 7 côtes

gauches supérieures. L'opération est rendue laborieuse par le resserrement des côtes. Elle n’intéresse pas Ia fistule pleurale, en arrière de laquelle on se tient. Une sonde de Pezzer est placée à travers la fistule dans la plèvre, un drain distinct est laissé dans la brèche pariétale.

Le 17 octobre, après des lavages pleuraux répétés, à l’alcool iodé, résection paravertébrale de la onzième à la huitième côte. Suites parfaites sans aucune infection pariétale.

Le 27 octobre, on peut supprimer la sonde pleurale.

L'amélioration a été rapide. La malade pouvait être présentée le 5 novembre 1925 à la Société de Chirurgie de Lyon. Toux et expectoration nulles. Température normale. Plaie cicatrisée, sauf un point correspondant à l’ancienne fistule.

Le 20 novembre, on ne discernait aucune cavité pleu-

rale à la radioscopie. ; La situation n’a fait que s'améliorer depuis. En avril 1926, la fistule suintait de plus en plus faiblement. La malade était soumise à un traitement par les rayons U.-V. Il existait à ce moment un résidu de cavité pleurale invisible à l’écran, et qui donnait à Pauscultation quelques bruits pleuro-pulmonaires. L'état général devenait favorable, gain de 6 kilogs. Expectoration à peu près nulle, non bacillifère.

En janvier 1927, la fistule est cicatrisée.

Les renseignements reçus en avril 1927 confirment que ce bon résultat s’est maintenu. La malade écrit qu'elle a repris la vie normale. Sa fièvre est nulle, elle a gagné 12 kilogs depuis l'intervention.

En mai 1929, la malade est revue complètement guérie, sans aucune déviation thoracique, malgré un affaissement considérable.

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