‹ La Pleurotomie: dans le traitement des pleurésies purulentes tuberculeusesChapitre 29 sur 44 · PR · texte numérisé non relu

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Pleurésie purulente au cours d’un preumothorax

droit. Perforation pulmonaire. Pleurotomie, thoracoplastie partielle. Reprise du pneumothorax.

M. M... (Docteur Bonafé).'

Pneumothorax droit fait à la Motte-Beuvron, le 4 juillet 1925, pour une tuberculose ulcéreuse droite, dont le début apparent date du mois de septembre 1924. Iusufflations pénibles, suivies de dyspnée; réaction liquidienne pleurale précoce.

Néanmoins, on constate une amélioration sensible de l’état général et local, et après un séjour de 4 mois à la Motte-Beuvron et de 6 mois aux Escaldes, M. M... rentre chez lui, mars 1926. Il revient périodiquement pour ses insufflations, aux Escaldes.

La pleurésie secondaire est partiellement ponctionnée durant le premier semestre 1927. Tout se passe sans incident, la compression est maintenue.

Le 29 juillet 1927, malaises violents, suivis d’une forte vomique purulente. Température 38° à 39°. M. M... retourne aux Escaldes. On décide Ia pleurotomie qui est faite le 5 septembre et qui permet de drainer la collection purulente (drain dans le cul-de-sac). La

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température se tient, cependant, toujours aux environs de 38°, et l’état général reste médiocre.

En février 1928, le malade vient à Paris, où il est vu par MM. SERGENT et TurpIN. Pendant un mois on le soumet au traitement général associé à un traitement local (injections d’oléo-goménol et de lipiodol). La température se régularise. La suppuration ne diminue pas, aucune tendance à la réduction de la cavité. On décide le malade à un premier temps de thoracoplastie (haute). Résultat peu efficient. Peut-être légère chute du moignon de l'épaule. On obture l’orifice fistuleux par un drain bouché. Bonnes suites opératoires. Séjour à Arcachon, l’état général s’améliore.

En octobre 1928, M. M... revient à Paris. Il a engraissé. Pas de température. Bon état général. On procède au deuxième temps de la thoracoplastie aussi basse que possible. L'intervention est suivie d’une grosse hyperthermie, le liquide pleural devient hématique. Puis tout rentre dans l’ordre. Un mois plus tard, après contrôle radiographique qui montre toujours une assez grande cavité pleurale — quoique avec un affaissement un peu plus marqué — on enlève le drain afin de permettre, si possible, l’occlusion de la fistule. À ce moment, l'écoulement du liquide (assez épais) est d'environ 20 cc. par jour, puis la fistule ne donne plus.

En 1929, le malade vient à Hauteville où l’on constate qu’il garde une assez grande cavité pleurale. La fistule pariétale est complètement obstruée, et le pneumothorax reconstitué est entretenu régulièrement comme s'il n’y avait jamais eu une perforation pulmonaire, ni drainage externe de l’épanchement.

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