‹ La Pleurotomie: dans le traitement des pleurésies purulentes tuberculeusesChapitre 33 sur 44 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

Pleurésie purulente au cours d'un pneumothorax gauche (pneumocoques et bacilles de Koch). Pleu-

rotomie.

Mme CC... (Docteur Philip).

Cane

Malade arrivée à Hauteville, au Sanatorium, en septembre 1928. À ce moment, elle présente des lésions cavitaires multiples du poumon gauche. On pratique un pneumothorax artificiel qui donne un résultat immédiat assez bon : la toux et les crachats diminuent, et l’état général s’améliore rapidement.

Puis, en mars 1929, on constate la présence d’un épanchement avec température élevée. On ponctionne 3 fois en 3 mois, et le liquide qui était citrin au début devient louche, puis purulent à la troisième ponction. La température a baissé, on constate une légère amélioration; apyrexie complète en juillet et août

Brusquement, fin septembre 1929, poussée fébrile à 40°, avec grand frisson. A l’auscultation on entend un souffle amphorique au niveau de Ia région juxtavertébrale en bas, à gauche. Cette poussée dure huit jours et est suivie d’une brusque deffervescence. Puis de nouveau température à 40°, avec grandes oscillations. À ce moment, le liquide qui n’occupait que le fond du cul-de-sac, s’élève progressivement. Une ponction ramène un liquide pneumococcique qui fait porter le diagnostic de pneumonie dans le moignon de la base. Le liquide se reforme très vite, on retire 4 litres en 4 jours. Ces ponctions sont suivies de grands lavages de plèvre à la solution iodo-iodurée. La température diminue un peu. Puis le liquide devient nauséabond, la malade se cachectise et l’on combat un abcès de la paroi.

Une pleurotomie à minima est pratiquée in extremis, le 15 octobre 1929. On constate immédiatement

RENR

un gros soulagement chez la malade avec baisse légère de la température. Le liquide qui sort par le drain est toujours putride. *e 30 octobre mort brusque, avec flot de sang par le drain. Il semble qu’on ait été en présence d’une ulcération d’un vaisseau pariétal.

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