‹ La Pleurotomie: dans le traitement des pleurésies purulentes tuberculeusesChapitre 35 sur 44 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

Epanchement purulent infectant au cours d'un pneumothorax gauche. Perforation pulmonaire. Pleurotomie.

M. F... (Docteur Rougy).

Malade de 33 ans, porteur d’un pneumothorax gauche, datant de 3 ans, et entretenu régulièrement à Paris. Un épanchement s’était déclaré à la fin de la première année de traitement. On dut ponctionner le liquide plusieurs fois, et celui-ci d’abord citrin avait subi peu à peu une transformation purulente. Il fut bien toléré pendant les 18 premiers mois. Mais cet épanchement dont la reproduction était assez rapide | (deux à trois mois entre les ponctions) prenait dans les six derniers mois un caractère infectant: fièvre, crises diarrhéiques, amaigrissement progressif.

Le malade vient à Hauteville en espérant voir s'améliorer son état général. Une ponction pratiquée ramène 1 litre 300 de pus épais, et n’est suivie d’aucune baisse de la température. Un mois plus tard (janvier 1930) perforation pulmonaire à grand fracas. La fistule large laisse passage à de véritables vomiques de plus d’un quart de litre, température à 40°.

ENST

La pleurotomie s’impose et est pratiquée huit jours après. La température ne cède qu’au bout d’une semaine. Mais l’expectoration et la toux continuelles disparaissent presque aussitôt, malheureusement une infiltration étendue à tout le lobe supérieur droit interdit toute idée de thoracoplastie.

Deux mois après la pleurotomie le malade, complètement apyrétique et ayant repris 2 kilogs, rentre dans la banlieue parisienne, l'écoulement par le drain reste important (80 à 90 cc.), malgré des lavages répétés. Il est perdu de vue depuis le mois d'avril.

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