ANNE ÈRES
4° Certains même ont réduit l'acte chirurgical à rien. L’Allemand Flesch signale dans une revue mensuelle qu'il a effectué 1 traitement de l’'Empyeme par injection sous cutané de pus retiré d’un enfant dont tout l'espace pleural droit était envahi. La guérison a été complète sans aucun autre traitement. Mais nous voyons combien cette méthode nous semble audacieuse par la longue exposition du madale à l’absorption des toxines.
Le Hongrois Leitner affirme que l’optochine a une action élective sur le pneumocoque par injection intra-pleurale après ponction évacuatrice.
Mais Gulka, en 1922, abandonne cette méthode à cause des piètres résultats obtenus se manifestant sous forme de cécité et de perte de l’ouïe.
Une nouvelle méthode pronée par Danna consiste en un traitement par aspirations périodiques de pus avec remplacement d’air et semble donner
d'excellents résultats mais ce dernier ne mentionne
pas la durée du traitement ou les complications qui peuvent survenir.
En conclusion, les méthodes médicales ont donné de mauvais résultats. Donc sans être l’idéal la pleurotomie à thorax fermé semble être la meilleure méthode. Il faudrait donc s’efforcer de l’améliorer. À l'heure actuelle la Technique d’Harloë semble être une des meilleures.
En th
En effet, sur 14 observations où son mode opé-
ratoire à été suivi minutieusement, on remarque
que sur 8 cas se rapportant à des adultes, 1 seule mortalité se rapportant à 1 malade cachectique, avec dilatations des bronches. Pour les 6 autres cas concernant des enfants nous obtenons des résultats excellents sans aucune mortalité avec un délai de guérison variant de 10 à 20 jours. | D'après l’évolution même du traitement de la pleurésie purulente on remarque cette tendance qu'ont eue les chirurgiens à vouloir d’une part restreindre l’orifice thoracique par une résection costale de plus en plus étroite et d’autre part conserver le maximum de drainage. Leur but était de réaliser avec un orifice minimum une évacuation parfaite. Ce souci de drainage maximum est dissipé depuis
“qu'Harloë a trouvé le moyen de dissoudre les fla-
cons de fibrine et depuis qu’on a montré le peu d'intérêt que présente la notion du point déclive. Quant à l’orifice minimum, il semble réaliser au mieux dans la pleurotomie sans résection costale avec drain à thorax fermé.
LES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS UTILISÉS | DANS LE TRAITEMENT DE LA PLEURÉSIE PURULENTE
Le plus simple nous paraît être à priori
1° La mise en place d'un drain par trocart planté dans un espace intercostal. SRE at
Ce procédé donne d'excellents résultats chez l'enfant où la souplesse extrême du thorax, le peu de docilité du patient doivent faire renoncer à la résection costale. LA |
De cette méthode, on peut rapprocher la méthode de la pleurotomie minima jpréconisait par Dreyfus le Foyer. Après repérage de pus et anesthésie locale le bistouri est enfoncé directement jusqu'au contact de la côte sous-jacente, au point de ponction. Le pus s'écoule le long de la lame. Un petit drain monté sur une pince de Kocher guidée par le bistouri est poussé à force jusqu'à la plèvre. ‘On constate l'écoulement du pus par le drain. On retire la pince de Kocher et le bistouri. On bloque l'extrémité du drain par une pince et on remet l’enfant dans son lit.
Là, on adapte au drain un tuyau de caoutchouc qui va plonger dans un bocal contenant du liquide. On obtient ainsi par une opération idéalement simple une évacuation à thorax fermé. Mais cette méthode ne peut pas s'appliquer aux pleurésies à pus épais ou avec fausses membranes. | Le shock opératoire est réduit au minimum et elle rend de précieux services dans les pleurésies à pus liquide chez des enfants cachectiques.
2° Le drainage valvulaire de Grégoire. — Incision de la peau le long de la côte sous-jacente à l’espace intercostal sur une longueur de 8 à ro cm.
Incision de l’espace intercostal.
Les liquides sont évacués, on termine en plaçant dans les lèvres de la plaie une lame de caoutchouc qu'on fixe par 2 points.
Cette lame a pour but d'empêcher la réunion des bords de la plaie. Les parties molles en chicane se chargent de faire valvule, de sorte que si le pus peut continuer à s’écouler, l’air n’entre pas. Le vide pleural reparaît et le malade guérit rapidement.
3° Le procédé à clapet avec drainage à thorax fermé de Juvara : Technique
a) Incision. Le lambeau a la forme d’un U aux branches un peu ouvertes. Commence un peu en
dedans de l’angle postérieur de la 10° côte, se dirige verticalement en bas parallèlement à la colonne vertébrale s’incurve à deux bons travers de doigts en dessous de la côte à réséquer, se dirige en dehors et un peu en haut, et se termine sur le bord inférieur de cette côte. On coupe d'emblée la peau et le grand dorsal. On relève. |
b) Résection de la côte.
c) La section du plan fibro-pleural. On laisse de chaque côté dans le voisinage de la section costale une petite portion intacte (pour éviter l’ostéo myélite).
d) Fixation du bord adhérent du lambeau à la lèvre supérieure de l’orifice pleural et à ses commissures.
La base du lambeau musculo-cutané, le clapet est fixé à la lèvre supérieure et aux commissures de l’orifice pleural par une série de points en U aux crins de Florence.
On suture les bords du lambeau en laissant une ouverture de 4 à 5 cm par laquelle on place un drain.
Le but proposé par l’auteur est'de faire dans la paroi un orifice.
1° Déclive. — Malade assis ou couché sur le dos.
AR a
2° Suffisamment large. |
3° Pourvu d'un clapet où valvule. — Empèchant l'air de pénétrer tout en laissant libre l’évacuation. On laisse devant l’orifice pleural un clapet cutanéo-musculaire suffisamment large et long.
Pendant l'inspiration, les efforts, la toux, le pus est expulsé, mais ensuite, le clapet fermant l'orifice le vide se fait dans la cavité pleurale et le poumon est aspiré vers la paroi thoracique. Ainsi, petit à petit, le poumon distendu reprend sa place et comble au fur et à mesure la cavité suppurante qui finit par se fermer par adhérence de ses feuillets.
k° Le drainage à siphon. — Introduit et vulgarisé dans la pratique courante par Delbet et son élève Girode qui ont modifié le drain à colerette de Cavaillon.
L'incision cutanée est faite parallèlement aux côtes. Mais si cette dernière est faite verticalement, la visibilité semble plus grande.
La resection costale est faite à l’aide de la rugine de Doyen.