SCÈNE III
LA BARONNE, ANSELME et VICTORINE.
I.A BARONNE, entrant sans voir ni Anselme ni Viclorine et allant vers la u! le a gtuche. (D'un ton de mauvaise humeur.)
Avril, pluie; mai, pluie; juin, pluie; juillet, pluie; août, pluie ; commencement de septembre, pluie. (Apercevant Anselme «t Victorine.) Vous êtes encore là...
ANSELME
Nous achevions de ramasser les débris...
(Il sort par la droite, avec le baromètre.) LA BARONNE. Elle retient Viclorine et va s'asseoir près de la Utle.
Que tenez-vous là?
VICTORINE
Un journal, madame la baronne. Je viens d'y liie une nouvelle qui fera, j'en suis sûre, grand plaisir à madame la baronne.
Quelle est cette nouvelle?
VICTORINE
Le fameux brigand dont elle a eu tant de frayeurs depui? que nous sommes au château a été arrêté tout près d'ici.
LA BARONNE
Ah! oui, c'est là une bonne nouvelle : je suis ravie que le scélérat dont le charmant voisinage se combinait pour noire agrément avec les délices de la pluie, soit enfin arrêté. Que de terribles nuits ne m'a-t-il pas fait passer ! Et je le voyais encore dans mes rêves.
VICTORINE
On le conduit à Paris, la chaîne au cou.
LA BARONNE, à part.
Je n'aurais pas besoin de chaîne, moi, pour y aller.
(Elle fait signe à Viclorine de se retirer, celle-ci sort par la gauctie.)