AVANT LOUAGE
L'esprit soulTre aux chaudes géhennes D'un août procelleux ; Les nerfs se tendent aux membres lourds de chaînes, Sous le trop calme ciel laiteux ; L'esprit s'irrite du lourd silence Accroupi sur la campagne ; Les voix portent trop loin et trop loin s'élancent Des touristes et leurs compagnes.
A des tourbillons gris pùlc les moucherons
Ballent rectangulaircment ; Les sauterelles crient aux herbes d'indolence, Le ciel se contracte en plis d'ombre profonds. Au-dessus du sommeil lourd des prairies L'orage noue les rages des éléments, La prairie s'étale désespérément.
De vagues gémissements font craquer le silence, La terre souffre de trop longue discrépance, Trop longtemps elle attend Le fracas mou de l'ouragan.
Le sol se fendille et les nerfs crient Sous le ciel hypocrite et laiteux D'un août procelleux.
maium;
A MademoiseUe Mary de Komar.
La mer, cotlc vert sombre La mer, rubans bien blancs, Coquète sous Tombre D'un ciel menaçant.
Des nues noires poursuivent Les gais flocons blancs.
Une lune massive Indique son masque blanc.
Des neiges se colorent Encore d'un sourire blanc Au ciel que dévorent Des monstres géants.
La mer féline Se penche et câline Les barques noirâtres Aux voilures grisâtres,
Les voiles bleues du ciel, Les voiles blanches du ciel Filent à tire-d'aile.
Les frêles hirondelles Rasent les ravines Près la mer féline.
Brusque gronde la voix Par-dessus l'arboie Du rauque tonnerre Soudain à l'éclair.
Et la mer féline, La mer en cotte verte Un instant coquète Sourit et câline.