‹ La pluie et le beau tempsChapitre 9 sur 33 · LA DUNE · texte numérisé non relu

LA DUNE

A if ax- Arthur Stremel.

La plaine est jonchée de soleil —

Vers les lointains monticules,

Le bétail et ses pelages blancs Et le crépi des maisonnettes blanches Et les cretonnes d'été, bien blanches

A travers les sentiers blancs Piquent les mêmes taches minuscules.

Parmi l'herbe drue et rèche Des fleurettes jaunes s'égaient Pour qui c'est l'orage prochain Le passage d'un oisel bénin Dont les ailes font un pan de nuit La seconde d'un vol sur le jour qui luit Pour le chardon et le caille-lait.

Et parles menues cavées Au sol des dunes courtes brèches

Les beaux insectes aux cuirasses en gloriole Mille-pattent aux herbes folles

Admirant l'élan des papillons blancs Qui dansent vers les nuages blancs.

LIED

L'hcuro (lu luiagc blanc s'esl fondue sur la plaine En reflets de sang, en flocons de laine 0 bniycres roses, ô ciel couleur de sang.

L'heure du nuage d'or a pâli sur la plaine

El lombent des voiles leuls et longs de blanche laine

0 bruyères mauves — ô ciel couleur de sang.

L'heure du nuage noir a crevé sur la plaine

Les roseaux chantaient doux sous le venl de haine

0 bruyères rouges — ù ciel couleur de sang.

L'heure du nuage d'or a passé sur la plaine Ephémcrement ; sa splendeur est lointaine O bruyères d'or — ô ciel couleur de sang.

PAYSAGE

Les chevaux blancs de la tourmente Hennissent vers la mer en courroux, L'éclair vole comme un messager ; Grises, blanchâtres, opalescentes A sa suite les nuées pressées Foulent la terve — La vague s'ébroue La foudre a violenté la terre.

Le ciel se dégage ; Encore le licou De l'heure d'habitude entraîne tout Vers la route humide de la mer La plaine sourit, l'homme se secoue La vague furieuse reprend son pli flou La mendiante se reprend à coudre Et vers le pré vert Scintillent à nouveau ramages et verbiages.

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