PANTOUM
C'est au plus âpre coin de la terre déserte, Que la mère gardait Fenfant sauf des bourreaux — Mon enfant si l'heure dure est froide, pour tes songes Papillons de fête aux ailes de coraux —
L'enfant souriait, rouges lèvres et des paumes De ses mains tendues vers les maigres ajoncs. — La fête des songes reluit en tout palais, Les feux clairs rechauffent sous les toits de chaume —
Les songes de l'enfant dansaient en rond L'infini bonheur des primevères d'ambitions — V^ois-tu les chevi'ettes brouter l'herbe verte Sur le sable aride des pauvres mamelons —
PANTOUM Oïl
L'cnfaril s'éveillait, un coq chante, un àne brait, La rafale du conte d'hiver se fait cdlinc — Les papillons dores de la route difficile Volent autour des attardes dans la ravine —
L'adipeux llérode concerte des barreaux
Larges comme son ventre, et comme sa face laids
L'enfant éveillée apprend à sa poupée
Le reflet de tes dires, et ta chanson de mai.