L'AME DE LA DUNE
L'Ame de la dune est une frileuse Qui tend ses bras mous vers ses églises Tout apeurée de foi, toute grêle et miséreuse Et guette, les yeux clos, l'aubaine du naufrage Sur son seuil de sable aux candeurs lisses.
Ses femmes trainent lentes vers la mer d'épaves En quête de la tourbe, du bois mort et des clous, Et du fer de carcasses de bateaux d'on ne sait où Que le vent a brisés par la mer sans entraves.
Ses hommes passent lents au long des destinées Des barques à la dérive, aux marins morts. Attendant, pipe aux dents, la dragée que le sort Leur jettera, parmi ces débris ensablés.
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L'àinc de la duiic sanglote sous le vent, Dos harpes y songent des champs de destinées Sous le beau suloil clair (jui luit aux matinées. Le soir, le vent des baguettes de son tambour Evoijuc los Ames dépouillées Du ceux qui moururent à rebours De leurs espoirs et furent noyés.