LES GEAIS
redoute de fâcheuses conséquences, il faut se contenter de la guerre au fusil et de la destruction des nids.
Le Geai. — Distribution géographique. — Les contrées de l’extrême nord exceptées, le Geai se trouve partout,
— L é fo ,
Fi. 21. — Le Geai glandivore.
aussi bien dans les forêts de l’Europe, que dans celles de l'Asie centrale et du nord-ouest de l’Afrique, En France, il
L fréquente les boqueteaux et les buissons fourrés. Sauf au printemps, époque à laquelle il s’isole par couple, il vit en petites familles, fort amies des déplacements et des prome- . nades.
Mœurs. — On appelle le Geai, Geai glandivore (fig. 21) non sans raison ; il affectionne en effet les bois de chênes, et } mange quantité de glands qu'il avale en entier pour les ramollir dans son jabot, et qu'il régurgite ensuite pour les u fendre et pour s’en repaître ; aux glands, il ajoute la faîne, les fruits, les baies, les noisettes qu'il ouvre à coups de bec. Ilest regrettable qu’il ne s’en tienne pas là. Le Geai pille les nids, casse et mange les œufs, tue et dévore les poussins ; il s'attaque indifféremment au jeunes oiseaux et aux petits k mammifères. On dit que les insectes même ne sont point à l'abri de ses coups. Le Geai est donc, dans toute la force du terme, un animal nuisible, dont il ne faut jamais négliger de LP détruire le nid, et qu'ilest de bonne guerre de saluer en x personne d’un coup de fusil, toutes les fois que l’occasion se Le présente. En ce qui nous concerne, nous avons la conscience É en repos; nous n'avons jamais manqué à ce devoir. Malheureusement, ne tue pas le Geai qui veut, tant la défiance de cet oiseau rusé le tient en garde contre les entreprises. Vif, actif, ne tenant pas en place, il saute de branche en . branche, passe de buisson en buisson, se dissimule habile- À ment dans le feuillage, se tient et part toujours à l'opposé du chasseur, sans négliger jamais quand il lui a échappé, de le ne saluer de ce cri moqueur que tout le monde connaît. Une n fois qu’il a gagné le bois et qu’il s’y sent en sûreté, il ne nargue, imite les cris des oiseaux les plus divers, la voix des animaux les plus variés, puis, se laissant aller à sa fantaisie, il improvise des expressions, mélange bizarre d’intonations : F: singulières, Quand on l’a pris de jeunesse, on peut exploiter cetalent d'imitation et d'invention, lui apprendre à parler et D) à siffier.