CHAPITRE VII
LES DINDONS. — LES PAONS. — LES POLYPLECTRONS LES ARGUS. — LES FAISANS LES HOCCOS. — LES LOPHOPHORES. — LES GOURAS
Les Dindons. — Caractères. — Le Dindon domestique, tout le monde l’a vu, mort ou vivant, au marché ou à la basse-cour; nous l'avons tous, en lui sifflant aux oreilles, fait sortir de son caractère, fait rougir comme un coq; nous lui avons tous fait pousser ces cris percants qu’il répète indéfiniment dans sa grande colère. Tous, nous l’avons vu redresser sa queue, l’étaler en éventail, faire la roue, en un mot, se pavaner, se rengorger, piafter, les ailes basses et rigides, raclant la terre. Tous, nous connaissons ce bruit sourd et vibrant que produit l’air de sa poitrine en s’échappant par Le bec et le long bourdonnement qui accompagne cette forte secousse respiratoire. Tout cela nous le connaissons, ainsi que la mèche de crin que ce bel oiseau porte au milieu du thorax, ainsi que la caroncule charnue, en forme de cône, qui recouvre son bec et qui s’allonge ou se rapetisse suivant que la bête est furieuse ou calme. 11 n’est donc pas besoin d’insister sur le Dindon de basse-cour, ses mœurs sont connues et, pour ceux qui les ignorent, elles sont faciles à observer.
On n’en saurait dire autant du Dindon sauvage, souche des Dindons domestiques. Celui-là, personne ne l’a sous la main, et très peu de gens ont pu l’observer à loisir. Il est donc intéressant d’en rapporter les habitudes.
Mœurs.— Le Dindon sauvage est un des oiseaux les plus remarquables de ceux que nourrissent les États-Unis