‹ La plume des oiseauxChapitre 36 sur 110 · TER · texte numérisé non relu

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en ouvrant l'estomac d’un Lophophore; mais ces oiseaux

valent encore de 700 à 800 francs la pièce et il ne s’est pas trouvé de naturaliste assez curieux pour aller à la découverte. »

Des cinq poussins de M. Pomme, trois moururent d’accident, après avoir traversé les époques critiques et atteint leur grosseur. Les deux survivants sont devenus de beaux oiseaux : ce sont les premiers Lophophores que la France ait vus éclore et vivre.

Quoi qu'il en soit, les difficultés de l’élevage sont assez grandes pour qu'il soit à craindre que le Lophophore ne tigure jamais dans nos basses-cours comme volatile domestique. Tout au plus peut-on, dès à présent, garantir qu'il

sera possible d’entretenir le cheptel de nos jardins z0olo-

giques au moyen des jeunes oiseaux issus de l'élevage fran- Çals.

Les Gouras. — Les Gouras sont les plus grands de tous les Pigeons ; leur taille égale celle de nos Poules. Ils portent

sur la tête une huppe superbe, formée de plumes soyeuses

disposées en éventail, qu’ils peuvent relever ou abaisser à volonté.

Classification. — Le genre Goura renferme deux espèces: le Goura couronné et le Goura de Victoria (fig. 38). L’un et l’autre sont des oiseaux lourds, chez lesquels le bleu ardoisé domine. Mais la huppe du premier est composée de plumes

entièrement dépourvues de barbes, tandis que les plumes de

la huppe du second sont munies, à leur extrémité, de barbes

formant un petit triangle, Tous les deux sont propres à la

Nouvelle-Guinée.

Mœurs. — Ges oiseaux ont à peu près les habitudes des Faisans ; ils errent dans les forêts en petites troupes, se tenant surtout à terre et s’y nourrissant des fruits tombés.

Le nid, mal fait, composé de bûchettes, grossièrement en-

trelacées, est établi sur les arbres.

D'un naturel peu farouche, les Gouras sont assez faciles à approcher. On les tue donc facilement.

Captivité. — Captifs, ils s’acclimatent bien. On en voit surtout en Hollande, notamment au jardin zoologique de Rotterdam. Le jardin d’acclimatation de Paris en a possédé et en possède encore, La femelle pond en volière, elle y couve même assidûment, mais, jusqu’à prèsent, les petits n'ont pu vivre longtemps. Presque toujours, ils périssent avant d'être sortis du nid.

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