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Fic. 53, — Le Pélican orccrotale.
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poche bien garnie, en étendait le contenu devant lui, et se 8 plaisait à examiner et à contempler les poissons ; ceux qui Ÿ | se débattaient encore eurent la tête écrasée entre les man- pe dibules. » | 1 Dans le cours de leur existence journalière, les Pélicans paraissent suivre un programme qui ne varie jamais. Le matin, ils entrent en pêche; vers dix heures, la pêche est # terminée; chacun est repu, et l’on regagne en bon ordreles bancs de sable ou les arbres sur lesquels se fera la digestion, ñ ù
la toilette et la sieste, Le mouvement de retour n’est guère parachevé que vers midi. A cette heure, la colonie est au complet. Entre trois et quatre heures, les départs par groupes recommencent, et l’on pêche de compagnie jusqu'au coucher du soleil. A la nuit, tous les Pélicans ont regagné leur gite habituel. Certains de ces oiseaux tiennent tant au lieu qu’ils se sont d’abord choisi pour habiter, qu'ils continuent d'y revenir à midi et le soir, bien que leurs parages de pêche en soient parfois fort éloignés.
Les Pélicans de la même espèce vivent entre eux en bonne intelligence, et il est rare que les rixes, si fréquentes entre oiseaux, viennent troubler la paix de la colonie. Les espèces différentes, se tenant à l'écart les unes des autres, la paix de ce côté se trouve aussi assurée. En captivité, le caractère de ces oiseaux demeure paisible et pacifique; ils restent sur la réserve avec les autres animaux, sans toutefois que cette réserve dégénère jamais en couardise; ils savent, en effet, fort bien se défendre des agressions et les repousser avec énergie :
«Mes deux chiens, dit Nordmann, dont l’un de race de Terre-Neuve et l’autre un chien d’arrêt, évitaient et craionaient un Pélican que j'avais et se retiraient à son approche. Cet oiseau devait, en effet, leur imposer, car, abstraction faite de sa Die singulièrement bizarre et nee
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