‹ La plume des oiseauxChapitre 55 sur 110 · SIRÈNE · texte numérisé non relu

SIRÈNE

F1G. 58. — L'Oie cendrée.

La femelle procède seule, sous la surveillance attentive du mâle, à la confection du nid, qu’elle compose de chaume, de branchages, de feuilles de roseaux et jones, assez grossière ment agencés. Une fois foulé, le nid forme une excavation dans laquelle seront déposés de 5 à 14 œufs, tout à fait sem

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blables à ceux de l’Oie domestique. La plus où moins grande ts

abondance de la ponte dépend de l’âge des femelles, les

vieilles pondant plus que les jeunes. Dès que commence le … n

travail de l’incubation, la couveuse arrache tout son duvet, en revêt ie bord interne du nid, et en recouvre ses œufs, toutes les fois qu’elle les quitte... Au bout du vingt-huitième jour, l’éclosion a lieu et les petits sont conduits à l’eau. Là, ils apprennent de la mère à choisir la nourriture qui leur convient. : ce sont les lentilles d’eau et les graminées aquatiques. Un peu plus tard, ils s’accommoderont du même régime que les parents qu'ils accompagneront dans les prés et dans les champs.

A terre, l’'Oie sauvage a une allure dégagée et légère ; à l’eau, elle nage bien et plonge habilement, quand il le faut, en l’air, elle garde un vol soutenu, après s’être levée diffici-

lement. C'est pendant ce vol surtout qu’elle fait entendre

son cri, pareil à celui de l’Oie domestique, bien que plus . perçant.

Comme tous les autres Anatidés, l’Oie cendrée est dé-.

fiante ; elle sait distinguer le chasseur du paysan inoffensif, elle se montre moins fuyarde devant ce dernier qu’à l’approche de l’autre.

En captivité, les jeunes Oies sauvages s’apprivoisent facilement ; mais, si l’on ne prend le soin de les éjointer, il est bien rare qu'elles ne s’échappent au moment du passage. Le plus souvent, après quelques jours d'inquiétude, elles se joigœnent à la troupe d’Oies sauvages qu’elles auront aperçuevet s'en vont avec elle.

Chasse. — Les Oies sauvages ont à se garder de beaucoup d’ennemis, les Aigles, les Faucons, les renards, les

loups, l’homme surtout, qui fait à ces pauvres oiseaux une

guerre implacable, à l’affût, au vol, de toutes facons. Nous avons dit que les Oies sauvages voyaient s'approcher, sans défiance, l’homme des champs ; le chasseur revêt donc le

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