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LES EIDERS

de la poitrine tirant sur le rouge ; le front, les tempes, le bas du dos et le ventre noirs; les joues vert de mer; les rémiges et les rectrices d’un noir brunâtre ; les plumes qui

Fi@, 60. — L’Eider vulgaire.

* forment le miroir d’un noir velouté foncé. La femelle, plus petite, a aussi une livrée plus modeste. L'oiseau à 66 centi-

mètres de long.

L’Eider superbe a le haut de la tête gris, les joues d'un

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vert de mer; le cou blanc, la partie antérieure ié la poi 4

trine d’un Mode couleur de chair ; le milieu du dos, les coù— vertures des ailes au niveau du corps et le bas du dos blancs;

tout le reste du corps noir. La femelle a une teinte brun rouge clair.

Quant à l’Eider de Steller, plus petit que les deux autres, il a la tête, la nuque et les côtés du cou, blancs; une tache

au front et une bande transversale à l’occiput, vertes; un cercle qui entoure l'œil, les faces antérieure et postérieure

du cou, le dos, la queue, l'extrémité des rémiges, noirs ; les couvertures supérieures des ailes et les épaules blanches,

rayées longitudinalement de bleu foncé; la face inférieure du

corps d’un brun jaune ; le milieu du ventre d’un brun noir.

La femelle est d’un brun roux.

Mœurs. — Mauvais marcheurs, les Eiders ont, sur la

terre ferme, une allure cahotée et titubante ; ils sont aussi médiocres voiliers et leurs battements d'ailes répétés les ont

bientôt fatigués. Leur véritable élément est l’eau, sur la= | quelle ils circulent avec une grande agilité, et dont leurs + bandes serrées couvrent quelquefois une étendue de plusieurs

kilomètres carrés.

Les Eiders ne sont point essentiellement migrateurs, ils » restent vo'ontiers à demeure dans les localités où la mer ne

se congèle pas complètement, et où ils peuvent, même par |

les grands froids, trouver de quoi se nourrir; ils ne se dé-

placent que lorsque la rigueur de la température les y con-.

traint. Où qu'ils se tiennent, ils restent des oiseaux prudents,

se laissant difficilement approcher par les barques montées, …

et se défiant de l'homme, tant qu'ils ne sont pas fixés sur la nature de ses intentions. A l’époque des amours, cependant,

surtout lorsque le moment de la ponte est arrivé, les Eiders

paraissent se départir de leur prudence naturelle. Là, où ils

ne sont pas certains des dispositions des habitants, ils conser=

vent bien encore un reste de méfiance, et recherchent, de à

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