LES TOUCANS
Le Toucan toco.
Fi&. 72.
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pèce ne tirent les oiseaux qu'avec des flèches très petites et enduites d'une très faible dose de poison. La blessure faite par une pareille arme suffit à étourdir l'oiseau, mais elle n’est - 2 2 jamais assez grave pour lui donner la mort. Il tombe done; on lui arrache les plumes d'ornement, et on l’abandonne. Bientôt, l’engourdissement passager ayant ccssé, l’oiseau se relève, reprend sa volée, et redevient libre, jusqu’à ce qu’il soit, plus tard, touché de nouveau et de nouveau déplumé.
Captivité. — Éduqués de jeunesse, les Toucans deviennent de charmants oiseaux. Bientôt, ils règnent en maîtres dans la maison, courbant sous leur autorité tous les volatiles, gros et petits, et jusqu'aux chiens, qu’ils ne se gênent pas de houspiller. Avec les habitants du logis, ils deviennent d’une extrême familiarité, se présentent à table à l'heure du repas et y réclament, avec insistance, leur part de chaque plat.
Les Calaos. — Les Calaos, dit M. Renard! sont repré sentés par beaucoup de variétés depuis les plus petites espèces jusqu’au Calao-Rhinocéros, le plus grand du genre, qui est de la taille de nos Dindes. Ces oiseaux sont armés à d’un bec énorme, et, comme celui des Toucans, tout à fait disproportionné à leur taille.
Usages. — « Les Chinois, à Canton, tirent un curieux objet du bec du Calao-Rhinocéros; ils sculptent dans la partie épaisse et cornée, des personnages, des bateaux, des arbres, qui diffèrent de coloris selon le plan et la nuance de la partie attaquée. Ces sculptures, à plusieurs étages, sont taillées avec une patience inouie et sont d’une finesse remarquable.
Régime. — « Les Calaos se nourrissent de fruits, ils ont les plumes d’un noir luisant que séparent des lignes transversales blanches; ces oiseaux tirent du pollen de certaines
1 Ed. Renard. La chasse aux grands oiseaux et le commerce des
plumes dans la Cochinchine française (Bulletin mensuelde la Société d'acclimatation, 3 série, t. IV, n° 4, avril 1877).