‹ La plume des oiseauxChapitre 69 sur 110 · LES CALAOS · texte numérisé non relu

LES CALAOS

fleurs des arbres une substance huileuse, jaunâtre, et ils ont la singulière habitude de s’enduire le blanc de leurs plumes de cette substance qui disparaît à l’ardeur des rayons solaires. Leurs plumes annelées de noir ou de blanc, se prêtent parfaitement à un curieux effet de teinture pour nos industriels. »

Distribution géographique et mœurs. — Le genre Calao fait partie de la famille des Bucérotidés ; les représentants des différentes espèces du genre habitent en troupes nombreuses les forêts des contrées chaudes de l’ancien continent et de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des oiseaux taciturnes affectionnant les lieux sombres ; au vol pesant et court; mauvais marcheurs ; mais bons percheurs. Ils se tiennent sur les arbres les plus élevés; volontiers sur ceux dont le feuillage est peu épais; de préférence sur les branches mortes. Les Calaos se nourrissent principalement de fruits, de graines et d'insectes, mais, en réalité, ils sont omnivores et mangent de la chair fraîche aussi bien que de la viande corrompue. Grands amateurs de rats et de souris, les Calaos font à ces vilaines bêtes une guerre acharnée ; et quand ils capturent quelques-uns de ces rongeurs, ils l’emprisonnent dans leur bec, l’y laissent ramollir quelque temps, le lancent en l’air, comme de véritables jongleurs, le rattrapent et l’engloutissent.

Caractères. — Le bec des oiseaux de cette famille est long, épais, plus ou moins recourbé, muni d’appendices singuliers, simulant une corne ; ils ont le cou assez long, et la tête relativement petite; leur squelette est d’une extrême légèreté; le bec, presque tous les os sont formés de grandes cellules à parois minces, toutes pneumatiques. Chez la plupart des espèces, le tissu sous-cutané renferme lui-même des cellules remplies d’air.

Nidification. — La nidification des Calaos offre des traits particuliers extrêmement curieux. La plupart de ces oiseaux choisissent pour pondre les troncs creux des arbres,

et chez certaines espèces indiennes, le mâle, pendant que la femelle couve, bouche avec de la terre gâchée l’entrée du nid. Il ne ménage qu’un trou suffisant pour que la couveuse

y puisse passer son bec et recevoir ‘de son époux la nourri-

ture qu’il lui distribue. On dit même que cette claustration “4

dure jusqu’après l’éclosion, et quelquefois tant que les petits ne sont point capables de prendre la volée. Le mâle se surmène, pendant ce temps, pour pourvoir à l'entretien de toute la famille; il est, au dire de quelques auteurs, en un tel état

d’affaiblissement, après cette période, qu’il ne lui reste que 3

la peau sur les os.

Captivité. — Dans certaines contrées des Indes, les Ca-

laos sont, pour ainsi dire, considérés comme des oiseaux .

sacrés. On les nourrit dans les maisons ; ils y tiennent lieu de chats, et dévorent les petits rongeurs qui infestent les habitations. En captivité, ils deviennent familiers, s’attachent à leur maître et s’accommodent de tout.

Les Couroucous. — Les Couroucous sont les types de la famille des Trogonidés qui comprend aussi le Calures.

Distribution géographique. — Dans les forêts vierges …

du sud du Brésil et du nord du Paraguay se trouve le Couroucou Surucura; dans le nord du Brésil et dans la Guyane, le Couroucou vert.

Caractères. — Le premier a vingt-huit centimètres de long. Le mâle a la tête, le cou, la poitrine d’un bleu noir, à éclat métallique ; le dos vert éclatant ; le ventre rouge de sang. Le second a le sommet de la tête, la nuque, les côtés du cou, la poitrine d’un beau bleu à reflets verts, le front, les joues, la gorge noirs; le dos, les épaules vert de bronze tirant sur le bleuâtre; le ventre et le croupion d'un jaune vif. La femelle du Couroucou-Surucura a le dos gris et le ventre rose; celle du Couroucou vert, le dos gris foncé, le ventre jaune clair.

Mœurs. — Les Couroucous habitent la plaine et la mon

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