‹ La plume des oiseauxChapitre 70 sur 110 · LES COUROUCOUS · texte numérisé non relu

LES COUROUCOUS

) resplendissant

e (Gouroucou

— Le Calur

FiG.

" 23 | 7 2 ” * < à re ‘ #1 « « + » te , Le Cr the 2% Pr de An, RTE LE re En | LP PSLT L “ü an hé”: N M. je + AS Le 2 U% & - à PAR SE

Te ss rf à cr

* Te etT bé «+ » n nt FAIT a + 2 SABRE

tagne : ils demeurent, des heures entières, immobiles sur les | branches découvertes, à une faible hauteur du sol, le cou

rentré, la queue pendante. De cet observatoire, ils guettent l'insecte, qu’ils gobent de leur place, ou qu’ils poursuivent, 4 à quelque distance, pour regagner, après l'avoir capturé, l'endroit qu’ils viennent de quitter. Leur naturel indolent, “4 leur peu de défiance en font une proie facile ; ils se laissent s approcher par le chasseur, et l’on a vu tuer de ces! oiseaux » d’un coup de bâton. Ordinairement, on les attire en imitant “2 leur cri, et ils ne tardent pas à venir à portée. #3 Les Calures. — Classification et Caractères. — Is Calures sont les plus grands des Trogonidés ; leur parure est … des plus remarquables. 1) Le Calure-Pavonin, qu’on trouve sur les bords du Rio- 4 Negro, a la tête, le cou, le dos, la poitrine, les couvertures des ailes et la queue d’un beau vert métallique à-reflets … cuivrés ou violets; le ventre, les cuisses, le croupion d'un rouge poupre. La femelle, semblable au mâle, a des couleurs moins vives. æ.

Le Calure superbe qu’en rencontre en Bolivie diffère peu du précédent ; il porte cependant à la racine du bec un bou quet de plumes soyeuses qui manque au premier. 2 De tous les Calures, le plus remarquablement beau est le je Calure resplendissant (fig. 73), qui habite les montagnes boisées du Mexique et de l'Amérique Centrale. Il a une espèce de cimier touffu, formé de plumes soyeuses, les cou= vertures des ailes et de la queue très développées et pendant par dessus ces organes, le dos et la poitrine d’un vert doré » brillant ; le ventre rouge carmin vif; la tête, la gorge, le cou, la poitrine vert foncé. 0 Ce magnifique oiseau, confiné au Guatémala, dans le dis- … trict de Coban, se tient dans des sites à peu près inaccessi-- Lo. bles, auquels on ne peut parvenir que par des sentiers an C3 peine frayés. La végétation exubérante entretient, dans la |

LES CALURES 271

retraite que s’est choisie le Calure, une température toujours humide et froide, que ne viennent jamais attiédir les rayons du soleil. Indolents, comme les Couroucous, les Calures se tiennent sur les branches, tournant doucement la tête à droite et à gauche, relevant et abaïssant la queue d’un mouvement lent et contenu. À peine consentent-ils à s’envoler, à quelque distance, pour cueillir les fruits mûrs qu’ils ont aperçus.

Chasse.— La chasse du Calure se fait à l’appeau. Il s’agit simplement d’imiter le cri de cet oiseau qui vient se percher au-dessus du chasseur. D’autres fois, il suffit de se placer près de l'arbre qui produit le fruit dont l'oiseau se nourrit. « Alors, dit Delattre, il est rare que, dans le courant de la journée, un ou plusieurs individus, ne viennent prendre leur repas, ce qu'ils font en volant rapidement et en attrapant au passage un fruit qui est de la grosseur d’une noisette. Celui qui penserait chasser le Calure resplendissant comme les autres espèces se tromperait, parce que cet oiseau est, de Son naturel, tranquille et muet, et qu’il est impossible de le poursuivre dans les bois qu'il habite. »

Pour se procurer les plumes du Galure, qui ont une grande valeur comme plumes de parure, les Indiens usent d’un stratagème très curieux. Pendant que le mâle couve, ils grimpent sur l’arbre qui recèle le nid, et lorsqu'ils l'ont à portée de la main, ils saisissent brusquement les plumes qui font saillie à l'extérieur et que l’oiseau leur abandonne en fuyant,

duvet de certains oiselets, tout frais éclos, qui ne nous offre, .

Page 1