‹ La plume des oiseauxChapitre 71 sur 110 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Structure de la plume. — Les plumes des oiseaux sont des appendices tégumentaires qui présentent plus d’une ana-. logie avec les poils des mammifères. D'abord, plumes et. poils poussent en même terrain, pour ainsi dire. Cela est si vrai que, chez quelques oiseaux, des crins et des soies émergent des plumes, et y forment un bouquet ou des moustaches. C'est le cas des Dindons qui ont, à la base du cou, une houppette de poils rigides ; des Engoulevents et des Gobe-

mouches qui portent des he dt Il n’est pas jusqu au :

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non pas seulement l'aspect, mais la texture même d’une D | nion de poils souples et déliés. 2

Pourtant l’analogie entre les plumes et les poils est loin. d'étre complète, Les plumes sont d’une composition plus com- . plexe ; elles se développent d’ailleurs d’une manière sensiblement différente.

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qui comporte un tube corné, surmonté d’une tige pleine, spongieuse au dedans, dure en dessus et sillonnée en dessous, par une cannelure. Cette tige va s’amincissant jusqu’à son extrémité supérieure.

Sur les faces latérales de la tige viennent s’insérer des barbes, plantées obliquement, plus ou moins, qui servent elles mêmes d’axes à des barbules, la plupart du temps courtes, rigides, et armées de crochets qui leur permettent de se relier entre elles et de former un tout uni et résistant.

On appelle rémiges les grandes plumes des ailes; elles font office de rames ; rectrices, les plumes de la queue; elles tiennent à l’oiseau lieu de gouvernail; couvertures ou tectrices, ces plumes des ailes et de la queue, se recouvrant les unes les autres, à la manière des tuiles ou des ardoises d’un toit (fig. 74). Quant au duvet, ce sont ces filaments ténus et élastiques qui revêtent le corps des oiseaux nouveau-nés et qui forment, chez les individus adultes, à la base des plumes, surtout aux parties inférieures des oiseaux aquatiques, une couche d’une épaisseur parfois considérable.

Coloration des plumes. — C'est au même titre que la gracieuseté de leur forme, leur finesse et leur coloration qui, de tout temps, ont fait rechercher les plumes pour les employer à la parure et à l’ornementation. En ce qui concerne la couleur, il semble qu’elle soit appropriée, chez les divers oiseaux, au milieu dans lequel ils sont appelés à vivre, au climat du pays qu’ils habitent, et, pour ainsi dire, à la période du temps dans laquelle ils se trouvent. Aïnsi, dans les contrées où la lumière du soleil n’est ni trop vive ni trop constante, et où les hivers sont longs et brumeux, les oiseaux portent une parure sombre et sans éclat. C’est le cas de la plupart des oiseaux de notre pays dont la coloration, spécialement en hiver, est formée de teintes dans lesquels le gris et le roux dominent; si bien que, sur 287 de nos espèces, 176 ont cette livrée modeste.

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