‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 10 sur 193 · La religion des Hindous selon les Védas, p. 286 et · texte numérisé non relu

La religion des Hindous selon les Védas, p. 286 et

à ce soleil qui est sans lin, qui est le grand monde, et d’où l’on ne retourne point dans un monde la récompense du mal.

« Il y a le bien de ce monde et celui du monde futur : l’homme est susceptible de l’un et de l’autre. »

Tous ces passages sont traduits des Yédas 1.

On voit que non-seulement l’homme peut devenir animal, mais que l’animal lui-méme a le droit d’aspirer à la renaissance dans d’autres mondes.

Le Bhagavad-Gila, section XVI, le Shastah-Badha et le code de Manou renferment la même doctrine.

Donnons ici des extraits du Bhagavad-Gita; voici comment le bienheureux parle à un guerrier :

« Tu pleures sur des hommes qu'il ne faut pas pleurer, quoique tes paroles soient celles de la sagesse. Les sages ne pleurent ni les vivants ni les morts.

« Car jamais ne m’a manqué l’existence, ni à toi non plus, ni à ces princes; et jamais nous ne cesserons d’ôtre, nous tous, dans l’avenir.

« Comme dans ce corps mortel sont tour à tour l’enfance, la jeunesse et la vieillesse ; de même, après, l'âme acquiert un autre corps ; et le sage ici ne se trouble pas.

« Les rencontres des éléments qui causent le froid et lechaud, le plaisir et la douleur, ont des retours et ne sont point éternelles. Supportez-les, fils de Bunti.

« L’homme qu’elles ne troublent pas, l’homme ferme dans les plaisirs et dans les douleurs, devient, ô Bharata, participant de l’immortalité.

« Et ces corps qui finissent procèdent d’une âme éternelle, indestructible, immuable. Combats donc, ô Bharata.

« Celui qui croit quelle tue ou qu’on la tue, se trompe, elle ne tue pas, elle n’est pas tuée.

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