‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 113 sur 193 · Voici ce curieux passage · texte numérisé non relu

Voici ce curieux passage

Sorae sa y, he bid augels turn askanee The potes of earth, twice ten degrecs and more, t’rom the sun's aile; with the labour push'd Oblique the centric globe.

Fisc had the spriug

Perpétuai smiled on earth with reniant tlowers,

Gqual in days and nights, except to those Beyond the polar circles; to tliem day Had unbenighted shone ; while pie iow sun,

To récompense bis distance, in their sight Had rouudcd still the horizon, and not known Or east cr west; which had forbid tbc snow From cold F.stotilaud, and south as far Beneath Magellan.

h On dit que Dieu ordonna à ses anges d’incliner les pètes de la terre deux fois dix degrés cl plus sur l’axe du soleil (l’équateur). Avec un

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effet, qu’avant le péché de. nos premiers parents, un printemps perpétuel régnait à la surface de tout le globe, dont l’axe était droit sur l’écliptique; mais, qu’aussitôt qu’Adam et Eve curent mangé du fruit défendu, les principaux d'entre les anges, armés de glaives flamboyants, furent dépéchés du ciel pour aller incliner les pôles de la terre de deux fois dix degrés et plus. Or, pour raisonner dans le sens de cette ingénieuse fiction, il est heureux pour nous qu’ils ne les aient pas fait pencher davantage, puisqu’il s’en fut suivi des saisons encore plus tranchées et partant encore plus défectueuses1. »

laborieux effort ils poussèrent obliquement le globe central (la terre). Sans cela, un printemps perpétuel aurait souri à la terre, avec de vernales fleurs, égal en jours et en nuits, excepté pour ceux qui habitent au delà des cercles polaires. Pour ces derniers, le jour eût brillé sans * nuit, tandis que le soleil toujours bas, en compensation de son éloignement, eût tourné à leurs yeux autour de l’horizon, et ils n'auraient connu ni Orient ni Occident : la neige eût été écartée ainsi de l'Estotiland glacé, et vers le sud, des contrées magellaniques. » ( Paradis perdu, livre X.) »

1 . Les mondes , ou Essai philosophique sur les conditions d’existence des êtres organisés dans notre système planétaire, par le docteur Plisson. Cet ouvrage curieux, publié en 1847, peut être utilement consulté. Seulement, je préviendrai ceux de mes lecteurs qui auront recours à ce livre, que dans des recherches pareilles, on ne peut jamais trouver la vérité absolue. En effet, comme nous n’avons pas de moyens pour concevoir l’organisation des êtres qui habitent les autres planètes, nous ne pouvons prendre que sur la terre nos termes de comparaison. Or, la nature étant indéfiniment variée, qui peut nous dire que celte organisation ne soit pas complètement différente et qu’ainsi les modes d’existence transmondains ne soient pas profondément modifiés? Ainsi, .le docteur Plisson pense que la lune et Y esta ne sont pas habitées, parce que ces globes sont privés d’atmosphère et d’eau. Mais qui oserait affirmer qu’il est impossible de supposer l’existence d'êtres capables de vivre sans atmosphère et sans eau, ou du moins avec une atmosphère telle qu’elle échapperait à tous nos moyens d’investigation pendant le phénomène de l’occultation des étoiles? Tout ce que l’on peut raisonnablement conclure, c’est que des habitants organisés comme nous ne sauraient y vivre. Les résultats obtenus par de semblables recher-

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Le même auteur arrive à uue conclusion parfaitement semblable à celle que j’ai émise, dans tous mes précédents ouvrages, sur l’infériorité incontestable du séjour terrestre.

« Il est clairement prouvé, à moins de se refuser à toute « évidence, que la terre n’est pas, à beaucoup près, le « meilleur des mondes possibles, môme dans notre sys- « tème planétaire1. »

elles, sont donc essentiellement limités par les bornes de la science terrestre. 11 ne faut pas leur demander plus qu’elles ne peuvent donner. Je dirai la même chose de la question des causes finales dont le docteur Plisson sé montre l’adversaire décidé. Pour comprendre les causes finales de la vie planétaire, il faudrait savoir ce que nous ignorons, quelle est l'organisation de leurs habitants, quelle est la constitution physique des planètes, quels besoins s’y font senlir. Je ne ferai qu'une réponse aux négations du docteur IMisson. Le principe des causes finales me semble démontré a priori par la seule notion.de Pieu et par sa qualité de créateur. Peu m’importe que je ne puisse pas démontrer en fait que la Providence a mis un ordre suprême dans la disposition des globes habités ; je le sais, je le crois indépendamment de (ouïe expérience. Je sais, je crois qu’il y a plusieurs demeures dans la maison du Seigneur, que les unes sont des lieux de délices et de récompenses, les autres des lieux d’épreuves, d’autres encore des lieux d’expiation ; qu’il y a dans chacune d’elles corrélation entre l’ordre physique et l’ordre moral ; que le mal est toujours conditionnel et transitoire, que la plus sublime harmonie préside à l’ensemble, et que les imperfections de tel ou tel monde sont liées au plan général. Toutefois, les savantes investigations du docteur Plisson peuvent singulièrement se rapprocher de la vérité, si on considère qu'il est très-probable que les globes de notre système planétaire sont ceux de l’univers qui ont entre eux le plus de rapports et doivent être dans le degré hiérarchique le plus voisin *.

I. Fourier a signalé aussi les inconvénients de la position de l’axe terrestre. Cette inclinaison est pour lui le présage de la future couronne boréale qui doit régénérer le pôle nord et remédier aux défectuosités de l’axe du globe. « Si l’on suppose, dit-il, que la couronne ne doive jamais naître, l’axe devrait, pour le bien des deux continents,

* V. I lauuuariou, La pluralité des mondes habités, liv. Il, et surtout liv. V.

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Toutefois, quoique le point de départ de Delormel soit à l’abri d’une discussion sérieuse, il s’en faut que son hypothèse du retour périodique de l’âge d’or e{ d’un grand cataclysme soit au niveau de la science moderne. La plupart des astronomes inclinent à penser que les variations de l’angle éclipticien sont dues non à un mouvement sans limites, mais à un mouvement oscillatoire auquel des bornes précises peuvent être assignées. C’était déjà l’avis d’Euler et de Bailly. Plus tard les calculs de Laplace1 ont démontré que l’angle de l’écliptique oscillait, dans une période excessivement longue, et par un mouvement très-lent, entre un maximum d’environ 24°, et un minimum qui ne s’abaissait

être renversé d'on vingt-quatrième, ou sept degrés et demi sur le méridien de Sandwich et de Constantinople. » Après avoir décrit le Lien qui en résulterait, il ajoute : « Dieu aurait posé l’axe dans le sens que j’indique, si nous devions être privés de la couronne boréale, au moyen de laquelle notre axe, qui est ridiculement placé aujourd’hui, se trouvera dans la position la plus favorable au bien général. Indice péremptoire de la nécessité de la couronne et de sa naissance future. Quelques savants admirent jusqu’à l’araignée, jusqu'au crapaud et autres ordures, dans lesquelles on ne peut voir qu’un titre de honte pour le créateur, jusqu’à ce que nous connaissions les motifs de cette malfaisance ; il en est de même de l’axe du globe dont la position vicieuse devait nous induire à désapprouver Dieu et à deviner la naissance de la couronne qui justifiera cette apparente bévue du créateur. Mais nous n’avons su, ni déterminer les correctifs nécessaires à son ouvrage, ni pressentir les révolutions matérielles et politiques par lesquelles il effectuera ccs corrections. » (Théorie des quatre mouvements, édition de Leipsig, p. 71 et 73.) Toutes les rêveries de Fourier proviennent, sur ce point, de ce qu’il a méconnu la vérité proclamée par toutes les initiations antiques : la terre, c’est l’enfer (le monde inférieur). Otez au séjour terrestre l’idée de lieu d’épreuve, d’expiation, de travail et de douleui". Dieu devient le plus incompréhensible elle plus malfaisant des êtres. Pour ne pas proclamer cette conséquence irrésistible, Fourier a imaginé son système cosmologique.

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