Falingénésie sociale, p. 243 et 244. — 2. Ibid., passiui
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plein exercice; niais, chez lui, cette croyance est partout un peu trop vaguement exprimée et ne forme pas un corps de doctrine. Elle se rencontre çà et là sans unité de vue, sans insistance suffisante. Le défaut de Ballanche est de n’avoir pas été assez explicite dans ses opinions. Ballanche n’est pas le seul philosophe qui ait enseigné une continuation d’existences successives.
Lessiug a écrit :
t Qui empêche que chaque homme ait existé plusieurs fois dans le monde? Cette hypothèse est-elle si ridicule pour être la plus ancienne, et pour que l’esprit humain la rencontre tout d’abord , lorsqu’il n’était pas encore faussé et affaibli par les sophismes de l’école? Pourquoi n’aurais-je pas fait daus le monde tous les pas successifs vers mon perfectionnement, qui seuls peuvent constituer pour l’homme des récompenses et des punitions temporelles? Pourquoi ne ferais-je pas plus tard tous ceux qui restent à faire , avec le secours si puissant de la contemplation des récompenses éternelles? — Mais je perdrais trop de temps, me dit-on. — Perdre du temps? — Qu’est-ce qui peut me presser? Toute l’éternité n’est-elle pas à moi *. »
Frédéric Schlegel, tout eu combattant les erreurs de la métempsycose indienne, dit à son tour :
« Son bon côté et l’élément de vérité qu’elle renferme consiste dans ce sentiment si naturel au cœur de l’homme, qu’une fois séparés de Dieu et loin de lui nous avons à gravir un chemin long, ennuyeux et pénible, et de rudes épreuves à soutenir, afin de nous rapprocher de l’unique source de tout bien; il faut y joindre cette forte conviction et cette intime certitude que rien de défectueux , d’impur et de souillé par les choses de la terre, ne