‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 134 sur 193 · Paliny., soc., p. 1 00 et 101. — 2. Ibid., p · texte numérisé non relu

Paliny., soc., p. 1 00 et 101. — 2. Ibid., p

BALZAC

Le christianisme est à ses yeux non la révélation unique de Dieu à l’homme, mais la révélation supérieure. Le christianisme a été l’initiation du genre humain1, tandis que la loi de Moïse et celle des autres fondateurs de religion n’avaient été que l’initiation d’un seul peuple.

Voici le jugement que nous portions de Ballanche 2 bien avant 1848. Nous n’avons rien à en retrancher, et nous le reproduisons dans ses parties essentielles : « Quel que soit « sur ce philosophe le jugement de la génération actuelle, « la gloire de Ballanche grandira encore dans l’avenir. Il « est un de ces hommes rares, dont la postérité seule « peut apprécier dignement les mérites, et qui, trop en « avant de son époque, ne doit être entièrement compris « que par les siècles futurs... Il a l’incontestable honneur « d’avoir mis en lumière le dogme palingénésique, d’avoir « imprimé à la théologie philosophique la seule tendance « qu’elle puisse suivre sans périls-, il sera regardé comme « un des pères de la nouvelle' phase religieuse dans laquelle « l’humanité va entrer, sans sortir du christianisme et en « le développant. »

Un écrivain de grand mérite, charmant conteur et profond analyste à la fois, qui semblait posséder à fond, par une certaine appropriation, toutes les matières qu’il traitait, Balzac, a, dans son beau et inimitable poème (car le nom de roman ne suffirait pas à caractériser une oeuvre si remarquable) de Seraphitus-Seraphita , exposé des vues originales et profondes sur les différents existers des âmes et sur leurs transmigrations variées, avant qu’elles arrivent aux inondes de la lumière. Nous engageons ceux de nos lecteurs

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