I . ïurna, lomn
ZOROASTRE
celle-ci. Si l’enfer, c’est-à-dire la nécessaire conséquence ’ de l’abus des libertés, est dans les lois indéfectibles du monde, comme l’a pressenti le christianisme, que la religion du moins ne nous empêche pas de le regarder comme ne renfermant que des égarements passagers; que la réhabilitation y suive la peine; et qu’à nos yeux, la fin de toute àme soit dans le ciel. C’est principalement sur ce point que la théologie de l’Occident nous parait aujourd’hui en instance de se redresser. Ce progrès domine en effet tous ceux dont le besoin se fait également sentir et les entraîne avec lui. Aussi nous semble-t-il bien remarquable qu’il nous soit en quelque sorte dicté par la même tradition dont . les inspirations en ont déjà fait accomplir tant d’autres à la théologie de nos pères. C’est pourquoi nous avons cru convenable de nous appliquer à démontrer ici, aussi bien que possible, combien l’esprit de Zoroastrc nous a été de tout temps bon conseiller, et comment c’est en réalité à ses secrètes impulsions que l’Europe doit une partie de la prospérité à laquelle elle s’est élevée. »
Telle est l’appréciation pleine de justesse et de vérité à laquelle se livre Jean Iteynaud \ Nous laissons de côté les Chinois et les Japonais qui ont eu des idées identiques avec les Indiens et les Persans, et nous passons aux Égyptiens pour arriver ensuite à la Grèce.
C’est Hérodote qui, le premier, fit connaître aux Grecs les Égyptiens, en leur lisant son histoire l’an 456 avaut notre ère 2.
1. Dans son arlicle Zoroastre, de l'Encyclopédie Nouvelle, article que devront consulter tous ceux qui veulent se former une idée complète de la théologie des Perses ; nous n’avons fait iei que l’extraire et le résumer seulement dans la partie qui est l’objet de ce livre.
2. Hérodote, Histoires traduites du grec. Paris, an V.III, 054.