FOURIER
« une sphère supérieure ou extra-mondaines, avec un corps « plus subtil et des sens plus délicats. Toutes ces vies, «au nombre de huit cent dix, sont distribuées entre cinq « périodes d’inégale étendue et embrassent une durée de « quatre-vingt-un mille ans. Deces quatre-vingt-un mille ans, « nous en passerons vingt-sept mille sur notre planète et « cinquante-quatre mille dans l’atmosphère. Au bout de ce « temps, toutesles âmes particulières perdantle sentiment de « leur existence propre, se confondront avec l’ftme de notre « planète, car les astres sont animés comme les hommes. Le « corps de notre planète sera détruit, et leur âme passera « dans un globe entièrement neuf, dans une comète de nou- « velle formation pours’éleverdelà, parunnomhre infini de « transformations successives, aux degrés les plus sublimes « de la hiérarchie des mondes. » Ainsi à la métempsycose humaine vient se joindre ce que Fourier appelle la métempsycose sidérale, mais avec l’humanité collective. Pour revenir à la première, qui nous intéresse le plus directement, voici en quoi elle consiste. La vie qui nous attend , au sortir de ce monde, est à notre existence actuelle ce que la veille est au sommeil, ou ce que notre existence actuelle est à notre vie antérieure. Notre âme ayant pour corps un simple fluide appelé arôme, planera dans les airs comme l’aigle, traversera les rochers ou l’épaisseur de la terre, et jouira constamment de la volupté qu’on éprouve en rêve lorsqu’on croit s’élever dans l’espace. Nos sens épurés ne rencontreront plus d’obstacles, et tous les plaisirs que nous connaissons aujourd’hui nous seront rendus plus vifs et plus durables.
« Il y a, dans notre vie présente, certains étals, tels que « l’extase et le somnambulisme magnétique, qui nous don- « nent une faible idée de notre existence future; mais si