SOLUTION DE LA QUESTION DU MAL. 31H
raftrc le mal en les élevant progressivement vers Dieu, source ineffable du bien, dans une unité d’action, d'intelligence et d’amour. 11 est vrai de dire que, même dans les mondes supérieurs, l’imperfection demeurera toujours, puisque Dieu seul est parfait; mais l’imperfection y sera si voisine de l'être, le dernier de leurs habitants possédera un bien si grand par rapport à nous, qu’à cette hauteur le mal n’aura déjà plus de nom dans le langage. Plus on creuse les profondeurs de cette question, plus on voit que le dogme de l'enfer absolu est une épouvantable erreur. L'athée ne connaît pas Dieu, du moins il ne l’insulte pas. Les partisans de l’éternité absolue des peines sont de tous les hommes les plus blasphémateurs et les plus impies. Heureusement cette erreur est logiquement impossible, et l'humanité, qui aime Dieu et s’y confie, n'admettra jamais une doctrine qui fait de Dieu le plus exécrable des tyrans ‘. »
« Dieu a créé une multitude innombrable et que nous ne pouvons nommer, de familles d’êtres intelligents, humains. Parmi ces êtres, il y en a d’inférieurs à l’homme terrestre, il y en a de supérieurs. Nous leur sommes agrégés tour à tour selon nos mérites et nos démérites. Et comme les mérites sont indéfinis, il n’est aucun monde, même des plus heureux, qui nous soit fermé; mais nous y arrivons progressivement à mesure que nous nous en montrons dignes.
« Nous ppuvons, d’autre part, descendre dans des mondes inférieurs. Les êtres malheureux qui les habitent, loin d’être de purs esprits, suivant la fausse idée que le christianisme se fait des démons, ont une matière encore plus empêchée que la nôtre, encore plus grossière, des corps encore moins harmoniques avec les milieux. Il est aussi impossible à de pareils êtres d’intervenir sur la terre qu’à nous autres hommes dans les mondes supérieurs de la création.
« Mais de ce que Dieu a créé uniquement pour le bonheur des créatures, il suit qu’il n’a donné la vie qu'à celles qui, tôt ou