‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 2 sur 193 · XXI II · texte numérisé non relu

XXI II

3° La preuve morale tirée de la nécessité d'une sanction de la bonté et de la justice divines.

Nous accordons une grande valeur à ces dernières preuves.

. Comment se ferait-il, en effet, que tandis que toutes les créatures ont reçu ici-bas des instincts conformes à leur destination, et ne dépassant jamais la limite de la position assignée à chacun dans l’harmonie du monde, l’homme seul, dans l’univers, aurait des désirs et des instincts qui ne seraient en aucun temps satisfaits? Pourquoi cette anomalie à l’égard de l'être le plus noble icibas, et à qui l’empire de la terre a été départi? Le but de la création est le progrès de chacun, la liberté doit tendre déplus en plus vers les perfections du type divin. Ce qu’il y a de plus clair et de mieux en ce genre pour le développement de la preuve morale, ce sont les pages écrites par M. Damiron, dans son Histoire de la philosophie du dix-neuvième siècle, dont nous allons présenter quelques extraits1.

M. Damiron parle d’un homme vertueux se sacrifiant obscurémentou se dévouant avec éclat. D’un dernier acte de sa liberté, il aura donné sa vie pour sa famille, son pays ou l’humanité, et au delà il n’y aurait rien, il aurait perdu tout sentiment, toute moralité, tout moyen de continuer à se rendre meilleur ! il n’aurait avancé que pour tomber, tomber dans le néant, lui qui avait encore devant les yeux une telle perspective de perfectionnement, et ainsi il lui serait refusé de poursuivre un plus grand bien ; il serait arrêté dans son élan et forcé d’en finir, de par le Dieu qui ne voudrait pas le voir, devenir plus parfait :

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