‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 21 sur 193 · Voyez Platon, République, liv. Vil, p · texte numérisé non relu

Voyez Platon, République, liv. Vil, p

4. Porphyre dit à ce sujet, dans son Traité de l’antre de» nymphe» , p. 8 : « C’est pour cela sans doute que les pythagoriciens, et après eux Platon, ont appelé le monde un antre et une caverne. Chez Empé-

PLOTIN

de la caverne, c’est, pour l’âme, s’élever au monde intelligible. Dans le Phédon, Platon affirme que la cause de la chute de l’âme, c’est la perte de ses ailes, qu’après être remontée là-haut, elle est ramenée ici-bas par les périodes (de l'univers), qu’il y a des âmes envoyées sur la terre par les jugements, les sorts, les conditions, les nécessités; eu même temps, il blâme la desceute de l'âme dans le corps *.

« Ators, comme on le dit, elle a perdu ses ailes, elle est enchaînée dans les liens du corps, parce qu’elle a renoncé à l’existence calme dont elle jouissait en partageant avec l’Ame universelle l'administration du monde; car elle menait une vie bien meilleure quand elle était là-haut. L’âme tombée est donc enchaînée, emprisonnée, obligée d’avoir recours aux sens parce qu’elle ne peut d’abord faire usage de l’intelligence; elle est ensevelie, comme on le dit, dans un tombeau , dans une caverne. Mais, par sa conversion vers la pensée, elle brise ses chaînes, elle remonte aux régions supérieures, quand elle part des données de la réminiscence pour s’élever à la contemplation des Essences *, car elle garde toujours, même après sa chute, quelque chose de supérieur au corps.

« Les âmes ont ainsi une double vie, puisqu’elles vivent tour à tour dans le monde intelligible et dans le monde sensible3; plus longtemps dans le monde intelligible quand elles peuvent rester unies à l'intelligence suprême d’une manière durable; plus longtemps ici-bas, quand leur nature ou quand le sort leur impose une destinée contraire.

« La descente des âmes n’est ni tout à fait volontaire, ni tout à fait involontaire. En effet, ce n’est jamais volontairement qu'un être déchoit ; mais comme c’est par son mouvement propre qu’il

docle, en effet, les puissances qui guident les âmes s'expriment ainsi :

« Nous sommes arrivées dans cet antre obscur. »

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