‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 26 sur 193 · Voyez Enn. IV, liv. iv, p · texte numérisé non relu

Voyez Enn. IV, liv. iv, p

2. « La purification consiste à séparer le plus possible l'àmedn corps, l'habituant à se concentrer et à demeurer en elle-même, ete. » (Jam blique. Introduction ù la philosophie, chap. XIV.)

3. Porphyre avait composé sur ce sujet un écrit intitulé Du retour de l'âme.

•U JAMlîLiqtiK.

substances particulières à s’unir aux substances universelles et à participer à leur puissance, à leur vie et à leur fonction *. Ceux qui n’admettent pas avec les anciens que ce soient là les effets véritablement importants de la purification, lui assignent pour but de séparer l’âme du corps, de la délivrer de ses chaînes, de l’affranchir de la corruption, de la faire sortir.de la génération ou d'atteindre quelque autre résultat aussi borné, qu’ils regardent comme supérieur au reste. C’est ainsi que beaucoup de pythagoriciens et de platoniciens sont en désaccord sur ce point.

« Fixons les limites de ces trois choses (du jugement, du châtiment et de la purification), et voyons où se termine chacune d’elles.

« Les âmes sont soumises au jugement tant qu’elles sont placées dans la génération, qu’elles ne sortent pas de l'univers et qu’elles sont en quelque sorte mêlées à la diversité; mais dès qu’elles sont sorties (de la génération), affranchies, pures, complètement indépendantes, maîtresses d'elles-mêmes, remplies des dieux, elles cessent d’être soumises au jugement. Cependant les pythagoriciens et les platoniciens ne suivent pas ici la doctrine des anciens, et soumettent toutes les âmes au jugement. Il en est de même pour le châtiment. Les anciens placent au nombre des dieux, même lorsqu’elles sont encore ici-bas, les âmes pures et unies avec les dieux par la conformité de la pensée, et, lorsque celles-ci sont sorties de leurs corps, ils les introduisent immédiatement parmi les dieux sans les soumettre à aucune peine. Quant aux platoniciens, ils font passer toutes les âmes de la génération dans le monde intelligible quand elles ont subi leur peine.

« Les anciens ne sont pas du tout d’accord sur la récompense que reçoivent les âmes lorsqu’elles sortent de leurs corps et qu’elles vont parmi les âmes angéliques. Plutarque, Porphyre,

1 . « Affranchi de la nature irrationnelle et demeurant dans l’intelligence, l'homme devient semblable à Dieu, etc. » (Jamblique, Exhor . talion à la philosophie, chap. VI.'

JAMBLIQUK.

ainsi que les anciens, leur font garder leur rang propre, mais Plotin les affranchit de toutes les choses terrestres *. Les anciens leur accordent avec raison, d’ètre, par leur intelligence, dans une excellente disposition qui les rapproche des dieux, et de présider aux choses de ce monde. Selon les anciens, les âmes délivrées de la génération partagent avec les dieux le gouvernement de l’univers; selon les platoniciens, elles gardent leur rang. De même, selon les premiers, elles partagent avec les anges les fonctions démiurgiques; selon les seconds*, elles font le tour du ciel. »

Laissons de côté pour un moment, car nous y reviendrons tout à l’heure, tout ce qui touche les erreurs de Platon et de Plotin sur la métempsycose animale, et retenons uniquement de leurs doctrines, qu’ils ne croyaient pas à l’éternité des enfers, et pensaient que les coupables étaient admis à subir de nouvelles épreuves pour se régénérer.

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