llist.de l’ astronomie ancienne , p. 86 et
COSMOLOGIE
et Galilée ont pensé succomber, tant ceg vérités étaient lourdes 1. »
Pythagore n’avait absolument rien inventé ni deviné. Voyageur initié à tous les mystères égyptiens et guidé par le prêtre Pérénités, comme Orphée l’avait été par Ethimon 2, il avait admiré dans la partie secrète des temples (adyta arcana) ces grandes représentations cosmologiques consistant en certaines roues mystérieuses que Denys de Thraeeet, après lui, Clément d’Alexandrie nous dépeignent « comme étant toujours en mouvement, et que Plutarque nous dit , à son tour, représenter le circuit des mondes célestes 3. »
C’étaient là ces sept dieux principaux, tout à la fois planètes principales et recteurs, que Mercure Trismégiste et Jamblique disaient « associées au Verbe pour contenir le monde dans leurs sept orbites. » C’était là la grande doctrine d’Orphée que Proclus appelait 6so(?qtov, c’est-à-dire donnée par Dieu, et qui, selon le père Kircher, « paraissait digne de ce beau nom à plus d’un Père de l’Eglise 4. »
Voyageur à Babylone, où il était allé converser avec les mages 8, Pythagore retrouvait infailliblement dans les temples de Bel toute cette cour sidérale tournante, figuré.e, comme nous le dit Philostrate, par des globes couleur de saphir, supportant les images dorées de leurs dieux recteurs respectifs.
Voyageur chez les Perses, il avait pu voir, à Ecbatane, l’immense machine qui frappait de stupeur l’empereur Héraclius, et que Cédrénus nous dit avoir été fabriquée par le