‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 50 sur 193 · Entre autres saint Augustin. [CUi de Dieu , passim · texte numérisé non relu

Entre autres saint Augustin. [CUi de Dieu , passim

3. « L'homme voit que tout ce que la plus longue vie et la plus

• forte intelligence peuvent lui permettre de découvrir par ses propres •> recherches, ou lui donner de temps pour proliter de celles d'autrui, « le conduit tout au plus sur les limites de la science... Est-il étonnant « qu'un être ainsi constitué accueille d'abord l'espoir, arrive ensuite à

* la conviction que son principe intellectuel ne suivra pas les chances « de l’enveloppe qui le renferme, que l’un ne linira pas quand l'autre " se dissoudra ? Est-il étonnant qu’il se persuade que, loin de s’éteindre,

RÉFUTATION

chacun; la liberté doit tendre de plus en plus vers les perfections du type divin. Quoi! le savant aurait pAli sur les livres de ses devanciers, il aurait consumé ses jours à pénétrer les secrets de la nature, à méditer sur les attributs de l’Etre suprême et de l'Ame, à conquérir à chaque moment de nouvelles pensées; quoi ! l’homme aurait péniblement combattu, glorieusement vaincu pour développer et étendre la sphère de sa moralité, et ce travail, ces effortsseraient interrompus, la mort viendrait qui briserait la carrière à moitié parcourue, avant que le terme soit atteint, avant que le prix soit légitimement gagné!

Non, l’homme n’est pas le dernier anneau de la chaîne qui unit la créature au créateur; un stupide orgueil a pu seul afficher de semblables prétentions. Non, l’homme n’est pas isolé dans l’univers. De même que la terre dont il est le dominateur est liée aux globes de son système sur lesquels elle agit à condition de subir leur action, de même que notre système solaire est lié à d’autres systèmes semblables qu’il modifie et par lesquels il est modifié, de même aussi l’humanité est au milieu d’une série d’espèces inférieures et supérieures. Tout s’unit et s’harmonise dans le monde; la faute amène la déchéance; l’élévation est la récompense de la vertu.

« il passera à une nouvelle vie, où, libre de ees mille entraves qui ■< arrêtent son essor, doué de sens plus subtils, de plus hautes fa- « eultés, il puisera îk celle source de sagesse dont il était si altéré sur o la terre. » ( Discours sur l’élude de la philosophie naturelle, par John ïlerschel , traduit de l'anglais, par M. P ... t. I, qn. (J et 7.) Voila encore tin savant distingué qui accueille l'idée d'existence* successives de plus en plus parfaites. Partout, dans la philosophie comme dans les sciences, des voix s’élèvent en faveur de celte explication de la destinée. Avons-nous tort de dire qu'elle est mûre pour l’humanité, et que son temps est venu ?

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