VOCATION DES PROPHETES
rcstre et dans l’atmosphère, en vue de son pouvoir de durer éternellement et d’aller avec l’esprit divin ( s/jiritus vitarum) subir toute autre existence régénératiice, afin de se rapprocher de Dieu.-
Nous trouvons donc, dans le texte de Job, les mêmes affirmations que dans la Genèse sur les principes de la vie et les éléments de l’homme.
On explique aussi, par la préexistence, la vocation des patriarches, des prophètes et de tous ces grands saints qui apparaissent dans leur vie de miracles comme les ministres et les amis particuliers de Dieu : un Élie, dont l’existence entière fut une merveille; un Isaïe, le divin prophète, dont l’ange a purifié les lèvres au feu ardent du sanctuaire; un Jérémie, qui a retracé en lui la parfaite image de l’Homme de douleur; un saint Joseph, le père nourricier de cet Homme-Dieu ; un Jean-Baptiste, son merveilleux précurseur; un saint Paul, qui a converti le monde.
Avec cette première vie, tout s’explique; les difficultés qu’il était impossible de résoudre tombent d’elles-mêmes, et la lumière se fait. Car on voit clairement que la justice de Dieu est égale, dès que l’on comprend que dans leur première origine ces grandes âmes, qui vous apparaissent si privilégiées, n’ont pas reçu effectivement plus que toutes les autres, mais que ce n’est que le meilleur usage qu’elles ont fait des dons que le Créateur leur a dispensés en la même mesure qu’à toutes, qui les a élevées à des grâces et à une vertu plus parfaite, selon que le Seigneur l’a déclaré :
« Il sera donné à celui qui a, et il en sera dans l’abon-
hcscli. Voir également sur ce point Aeloïm ou les dieux de Moïse, par I.aeour, et l’ouvrage déjà cité de ScliOtz, Le tjénie de Moïse ,