‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 71 sur 193 · SON ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

SON ANTIQUITÉ

même qu’il avait des prédécesseurs. Il nous est également difficile de les faire naître dans un temps plus rapproché de nous; d’abord parce que nous ne connaissons aucun fait qui nous y autorise; ensuite nous rappellerons qu’en dépassant la limite que nous avons indiquée, on ne trouve plus, ou ne peut même plus supposer l’usage du dialecte hiérosolymitain ou de la langue dans laquelle le Zohar est composé. Ainsi les difficultés insurmontables que l’on rencontre dans les opinions qui se distinguent de la nôtre, deviennent dans celles-ci des faits positifs qui la confirment et qui, parmi les preuves dont uous nous sommes servi, ne doivent pas être comptées les dernières x.

L’antiquité de la rédaction et celle plus prodigieuse encore des traditions qui lui ont servi, ne font donc pas de doute.

Moïse, le grand législateur du peuple hébreu grossier et enfant, avait eu une mort mystérieuse et divine. Le chapitre 34 du Deutéronome dit : « Moïse est mort par le « commandement du' Seigneur, qui l’a enseveli lui-même et « on n’a jamais pu en trouver de traces; » d’autres hébraï- • sants traduisent ainsi « qui l’a fait disparaître , sans que « l’on pût découvrir des traces de.son corps. »

Quoi qu’il en soit, il est certain que du temps de Clément d’Alexandrie 2, qui en fait expressément mention, les juifs et les chrétiens croyaient à l’ascension de Moïse dans les deux; un livre connu alorst et qui était dans toutes les mains, certiûait que Josué, fils de Nun, avait été témoin du merveilleux événement. Quelque chose de pareil fut cru et enseigné par les disciples de Simon ben Jochaï sur le compte de leur glorieux maître, principal rédacteur du Zohar. Voici un document légendaire à ce sujet.

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