I. Aflv. , Cels., III
CHATIMENTS
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de nos crimes, emploiera des moyens curatifs du même genre, jusqu’à infliger le supplice du feu à ceux qui ont perdu la santé de l’àmc. C’est ce qui est marqué figurément dans l’Écriture. Pour nous faire comprendre que Dieu agit de la môme manière envers ceux qui -sont tombés dans le péché que les médecins quand ils donnent des médicaments à ceux qui sont tombés dans l’état de langueur, le prophète Jérémie reçoit l’ordre de présenter la coupe de la colère de Dieu à toutes les nations, afin qu’elles boivent, qu’elles s’enivrent, qu’elles vomissent, et il ajoute avec menace : « Quiconque ne hoira pas ne sera pas purifié. Cela moutie que cette fureur vengeresse de Dieu n’a d’autre but que l;i purification de nos âmes1.» Tout en professant que le châtiment était salutaire, Origène a même hésité à en faire remonter directement à Dieu l’initiative. Il a mieux aimé Je considérer comme un résultat naturel du péché lui-même, forcé par les admirables ordonnances du Créateur à porter ainsi avec lui son correctif; ainsi que ces poisons qui, par leur excès, deviennent leur propre antidote. « Nous trouvons dans le prophète Isaïe* dit-il, que Je' feu de la punition est une propriété du coupable.» «Promenez-vous dans la lumière de votre feu, s’écrie le prophète, dans la flamme que vous avez allumée. » Ces paroles semblent indiquer que chaque pécheur allume lui-même son feu, et ne se voit pas plongé dans un feu qui aurait été allumé par un autre, ou qui aurait existé antérieurement. « La matière et l’aliment de ce feu sont nos péchés, que l’apôtre nomme le bois, le foin et la paille. » Comparant alors l’effet que le péché produit sur l’âme à celui qu’une mauvaise nourriture produit sur le corps: «Ainsi, ajoute-t-il, lorsque l’âme