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CHATIMENTS. 1 47
exprimé : « Lorsque l’àine injuste et impie est détachée de Dieu, Dieu la repousse au loin dans le lien des voluptés, des passions, des crimes. Tel est le lien qu’il faut proprement nommer le lien des impies, et non celui que l’on a fabuleusement imaginé dans les régions inférieures. Le véritable enfer est la vie du méchaut, vie pernicieuse, scélérate, dévouée à toutes les malédictions. » Toutefois, bien qu’il n’ait attribué en général aux flammes infernales qu’une valeur symbolique, Origène n’a cependant pas absolument nié l’existence de la peine physique. Seulement, s'abstenant avec raison de cette brutalité sensualiste qui ne donne place dans les corrections de Pâme qu’aux souffrances du corps, il n’a mis celle peine qu’au second rang. Il conçoit vaguement des mondes privés de tout agrément, de toute lumière, de toute beauté, des corps pesants, incommodes, affligés de douleurs. Il imagine même que, par l’effet de la résurrection, les organes deviennent plus délicats et plus sensibles. « De même, dit-il, qu’il y a de la différence pour la vivacité du mal entre frapper à nu et frapper par-dessus les vêlements; de même, à ce que j’imagine, sera la différence de la douleur, lorsque le corps humain, ayant quitté la matière épaisse dont il était formé en ce monde, sera en quelque manière exposé aux tourments comme un corps nu1.;» Enfin, je ne doute pas qu’il n’ait regardé aussi le défaut d’harmonie entre les tendances normales de l’être et ses conditions d’existence comme formant une des bases de ce système providentiel de pénalité. Il semble l’indiquer vaguement en plusieurs endroits. D’ailleurs, il suffit qu’il l’ait entrevu nettement à l’égard de la terre, où, selon lui, les circonstances malheureuses en
i . In lis. VI.