Isaïe, ch. xliv, v. 28 ; ch. xlv, v
2. « Idoirco aulem posui le, ut oslcndam în te rorllludînem mcai» «l narrelur nomen meum in omni terra. » [Exod.^ ch. lk, v. IG.Ï
D'ORÎEriT.
qu'il y eût en lui ni justice ni acception de personne, ne faisant miséricorclc, dit saint Augustin, que pur une grâce qui n'était pa? niOiitée, et n'endurcissant que par un jugement toujours (^quiruLle; puisqu'il est clair dans cette théorie que ce n'est pas' 'comme Origi^ne l'avait compris et l'avait dit avant nous) sans que iles mrrites aient précédé que les uns sont formés pour des vases iiionneur, et les autres, au contraire, pour des vases d'ignominie et de colère. Et celte dure parole qu'avait prononcée sur Judas i'évéquc d'Ui[>pone, et qui a tant scandalisé la plupart des théologiens catholiques, quoiqu'elle ne soit que la confirmation de ce (ju'on vient de citer de saint Jude, que ce perfide avait été prédestiné pour verser le sang du Sauveur, paraîtra trùs-juste et îrès-cerlaine en ce sens, que Dieu avait fait rcnallre celte âme déjà perdue, ce di'mon comme Jésus-Christ l'appelle', précisément pour Texécution de cet odieux attentat. « Le Seigneur, dit <t Salomon», a tout fait pour lui, et le méchant même pour le « jour mauvais. »
« Ce choix providentiel des âmes, qui reposent entre les mains cl dans la puissance de Dieu, nous explique encore comment il arrive que l'intelligence et les autres dons naturels sont ordinairement en rapport avec la condition dans laquelle chaque personne est née.
« Les mystères les plus sublimes de la religion, les faits les plus merveilleux qui se rapportent aux destinées de nos âmes, ont donc leur explication naturelle dans cette doctrine bien coml'rise de la métempsycose, quelque étrange et extraordinaire qu'elle ait pu paraître dans le premier coup d'œil. Et quelle preuve plus éclatante peut-on demander, quelle raison plus furie et plus convaincante qu'un tel accord, dans une matière où toulc dcraoustralion positive sera toujours humainement impossible?
D'ORIENT
Une doctrine qui répond si exactement à tous les faits, qui explique sans difficulté tous les phénomènes de notre existence en ce monde, ne peut être que nécessairement vraie. »
On conçoit très-bien que nous ne nous expliquions pas ici sur celte théorie, surtout en ce qui concerne la naissance prédestinée de Judas. Nous n*en retenons que ce seul grand fait, la distribution providentielle des âmes et la certitude de la préexistence.
t . « Nonne ego vos Juodeeim elogi, et e\ vobis unus diubolus est, » {Saint Jean, ch. vi, v. 7 1 .)
2. « Univeisa proplcr seiueliisum operatus est DoQilnus, iinpium quoque ad dicm ina'um. n iPiOV., ch. x\l, T. 4.)
JEAN REYiNAUD.