‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 173 sur 181 · Voir l'ouvrage cll*î au livre h^, de la Vraie méthode · texte numérisé non relu

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DE NOTRE DOCTRINE

mes et pour parler vulgairement, si Dieu est immuable, les créatures sont perfectibles sans cesse et sans terme.

C'est là le fait divin absolu, et le fait divin créatural, résultant des mathématiques éternelles. Or une seule vie, une seule épreuve, peuvent-elles suffire pour conduire à sa destination et au progrès dont elle est susceptible la créature intelligente et morale? Nous avons tant de fois développé cette insuffisance d'une existence seule, que nos lecteurs doivent être pénétrés de celte vérité.

Ensuite pourquoi s'arrêter, pourquoi imposer des limites au progrès? Y a-t-il un seul point où l'immobilisation. soit concevable? Non, car au delà il y a toujours le mieux, et c'est vers le mieux que nous aspirons. Nous renvoyons à ce que nous avons exprimé au sujet de la fausse béatitude, aussi bien que du nirvana bouddhique.

Ne quittons pas encore le fait divin absolu et créatural sans faire observer que les mérites conquis par les épreuves et par la succession des vies sont le seul moyen de substituer la justice proportionnelle, dans les redressements comme dans les récompenses, à l'arbitraire, au bon plaisir, à la. fantaisie. Or ce serait fausser la notion de Dieu que de le concevoir avec ces derniers attributs qui ne peuvent appartenir aux qualités nécessaires de l'être, et ne se rencontrent que dans un être imparfait et indécis, dans un moindre être.

Après le fait notionnel, le fait matériel.

Nous l'avons dit et nous ne pouvons que nous répéter : résumons du moins.

Les intelligences sont inégales sur cette terre.

La moralité est inégale aussi.

Il y a des maladies affreuses^

Des infirmités de naissance,

PREUVES LOGIQUES

DE NOTRE DOCTRINE

Des aveugles,^ Des sourds- muets, Des crétins, Des idiots, Des bancals, Des culs-de-jatte,

Des aliénés,

Il y a des misères atroces.

Pauvreté extrême en face de l'excessive richesse.

Réussite constante auprès d'une incroyable détresse.

Au-dessus de ces faits patents et manifestes, u'avons-nous pas, dans un autre ordre, la sauvagerie, qui représente sur notre terre les bas-fonds de l'univers ; puis la civilisation plus ou moins graduée, plus ou moins significative, qui représente le milieu et l'intermédiaire, et, parmi les civilisés, des hommes d'un génie plus ou moins éclatant qui représentent les régions supérieures? Eh bien, notre -doctrine des vies antérieures et postérieures de l 'âme, de la solidari té de toutes les humanités et de leur parenté universelle, explique seule d'une manière plausible et logique tous ces faits indéniables qui enserrent le sceptique et le prennent à la gorge.

Nous ne voulons pas négliger non plus comme confîrmatif le fait historique et traditionnel sur lequel nous nous sommes appuyé dans le courant de ce livre; nous l'invoquons au contraire très-énergiquement. N'y a-t-il pas aussi dans la naissance, la propagation, le maintien et la persistance singulière du bouddhisme, une lumière pleine d'enseignements? Quatie cents millions d'hommes, dans l'humanité, se groupant autour d'un chef de religion sans dieu et sans mission, créant tout, le culte et la morale, dans l'unique but d'échapper à la loi des renaissances terrestres! il faut donc qu'intuitivement, ou par l'action défaits continuels, les

Orientaux aient cru à cette loi pour qu'ils se soient astreints à des pratiques sans valeur aucune et presque niaises, espérant s'affranchir du retour ici-bas' et atteindre leur nirvana tant désiré. Notre doctrine seule peut encore donner la clef de cette étrange religion.

Donc notre philosophie est supérieure à toutes celles qui l'ont précédée, supérieure, pour ne prendre que leç temps modernes, à Bacon avec son faux critérium de l'expérience sensible, restreinte à la matière; à Descartes avec son faux critérium de l'évidence subjective; à Pascal avec son faux critérium de la foi, parce que celle-ci n'était pas objective et étéronomique; à Spinosa et à Kant se faisant une théorie de la substance purement empirique ; à Hegel avec son assimilation monstrueuse de l'être et du non-être parlec^eyen/rérigéen créateur de toutes choses, à M. Cousin et à l'école éclectique prenant fort souvent le fait historique pour unique critérium, au lieu de n'y voir qu'une confirmation.

Et pourquoi notre doctrine a-t-elle cette supériorité? Parce qu'elle est la synthèse de toutes, parce qu'elle est armée de la vraie méthode, fondée sur le vrai critérium, le fait comme manifestation, PÊtre [Dieu] comme principe.

CONCLUSION

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